vendredi 23 décembre 2016

Anglais pour psychologues (Lynn Leger) : Homework L2

Are people getting addicted to Facebook and social media? How do these social
websites influence how people interact and behave?

We can wonder why people need to use this technology. The real human connection has been remplaced by a virtual connexion. The mediator between interlocutors is a robot. Modernity is fast and sometimes devastator. Indeed, the most people use Facebook and social media. Young people are the biggest users. Old people also jump on it. They share, tchat, communicate. We can find old friends and add new friends. They become slowly addicted. Then completely. It's difficult to get out of this spiderweb. Because this behavior becomes a habitude. 
 
The human fears are simple. They don't want to feel alone. Facebook gives them a feeling of connection with others (family, friends, collaborators...etc). This is as the phone. We use it that to facilitate the echange. I think human beings had antennas serving to feel the mouvements of their brothers, their family members. They have to have conscience that they are separated physically and mentally with others in order to be unit with themselves and to be free of the spiderweb. 
 
Facebook is a illusion of connection. In fact, the issue is the authentic and sincere communication. Comunication have to become more human, more real, more generous, more empathic, more attentive. People should say what they have in his heart and take time to be alone. Be alone can be benefit. Meditation is a nice therapy for know its identity and grow its spirituality. 

Despite this, certain people consider social media as a miracle, the best invention of the century. Facebook as a place of sharing, where we can take informations. However, by dint of eating that soup, they transform in a genius zombie who know everything about but not about true life. No experience, no life. They take refuge in the virtual life instead of look at their problems, their situation. Surf on the web to forget life ?

Last thing : today people have a lot friends online but how many are real ? It's the important question that everyone have to wonder. Very philosophical I know. Quality or quantity ? We decide. Our way of life, our meaning of life. Real or not real. Accepting the reality or not ? I am not psychologist. Just a friend, your friend, your brother. You can be my friend, a real friend.


jeudi 22 mai 2014

Pensées sociales et relations intergroupes

Cours 5 du 13/03/2014

CHAPITRE 3 LE GROUPE

Qu’est ce qu’un groupe ?
Ce n’est pas simplement un amas de personnes : faire la queue avec d’autres personnes ne constitue pas un groupe, on parle plutôt d’agrégat.
Un groupe se forme d’individus ayant une caractéristique commune, un but commun (pouvant partager quelque chose)

Rappel …
Modifier les attitudes, normes, opinions et habitudes des gens DOIT être modifiée su sein du groupe. Plus de valeurs à la norme, plus dur est de la modifier. On obtient un consensus groupale pour réussir à modifier une norme. On sait que certaines valeurs sociétales sont fortement ancrées (culte de la minceur etc.).  Comment modifier une norme si largement partagé ? Quelles sont les solutions pour parvenir à modifier une norme sur l’ensemble d’une société ?

Revenons sur la mise en place des normes …

Hyman (1942) met en évidence l’existence des groupes de référence.
Une étude sur le statut socio-économique des gens :
* on s’est aperçu que le statut subjectif des gens pouvait être différent du statut objectif et dépendait du groupe avec lequel il se comparait.
* les individus n’étaient pas forcément membre de ces groupes, mais ils s’y comparaient tout de même  groupe de référence
* ces groupes permettent aux individus de s’auto estimer, de se situer dans l’univers social.

 Les groupes de références sont différents des groupes d’appartenance
 On n’appartient pas forcément à un groupe de référence

Festinger (1971) explique que lorsque l’individu se trouve dans l’incertitude quant à ces capacités ou quant à ses opinions, il a besoin de les réduire :
* pour maintenir une bonne estime de Soi, un besoin d’affiliation sociale, de reconnaissance sociale (raisons affectives)
* pour un besoin de cohérence, de validation (raisons cognitives)
La comparaison aux autres nous permet de limiter l’impact de l’incertitude.

L’individu choisit toujours ceux dont l’aptitude et l’opinion sont proches de lui.
* Permet de gagner en stabilité et est moins délétère pour le Soi
* Ce processus de comparaison ne s’opère que si l’objet d’incertitude vient menacer le soi de l’individu
* Plus un groupe est considéré comme pôle d’attractivité plus les individus le prendront comme un pôle de comparaison important  plus ce groupe sera utilisé comme groupe de référence

Merton & Kitt (1950) analyse une étude réalisé par Stouffer et al. (1949) sur les soldats pendant la seconde guerre mondiale.
* Le moral des soldats ne dépendait pas de la situation objective qu’ils vivaient mais plutôt à des groupes de références auxquels ils se comparaient. Les soldats mariés étaient plus mécontent de leur situation que les célibataires, car ils se comparaient aux autres soldats mariés qui avaient obtenus des dispenses.
* Les soldats noirs venant du sud des USA vivaient mieux les conditions de guerre que les soldats noirs venant du nord, car ils se comparaient aux personnes noires restées au sud des USA, dont la vie était difficile (racisme)  alors que dans le nord, les conditions de vie étaient meilleures.
* Ceux en outre-mer s’estimaient satisfaits, car ils se comparaient à ceux qui étaient au front.
 L’adhésion aux normes, qu’en est-il ?

La fonction normative : processus selon lequel l’individu adhère aux normes, aux valeurs d’un groupe de référence  Il calque ses attitudes en fonction de ce qu’il perçoit être le consensus du groupe.
 L’analyse de Merton met en évidence ce processus.
3 groupes de soldats interrogés :
* un groupe de jeunes recrues
* un groupe de vétérans (« pas de précipitation, il sera toujours temps d’y aller »)
* un groupe mélangé de vétérans et de jeunes recrues
La question étant :
« Etes-vous prêt à vous rendre dans une zone de bataille réelle ? »

Les réponses positives relevées étaient :
* 45% des jeunes recrues
* 15% des vétérans
* 25% des jeunes recrues placées avec les vétérans
 Les jeunes recrues avaient donc assimilé les normes diffusées par les vétérans
 Merton justifie par le besoin d’affiliation à un groupe détenteur de prestige et d’autorité

Mais que ce passe t-il quand les normes d’un groupe de référence sont très éloignées des normes du groupe d’appartenance ?
Merton explique qu’un individu n’adhère généralement pas à des normes éloignées de celles de son groupe d’appartenance. S’il le fait c’est qu’il envisage de changer de groupe d’appartenance.

L’individu prendra le risque d’adopter de nouvelles normes éloignées de celles de son groupe d’appartenance :
* s’il estime que son groupe de non-appartenance, en comparaison à son groupe, a plus de prestige et de reconnaissance sociale
* si dans son groupe il n’occupe pas une position centrale
 On parlera de mobilité sociale, et de conformisme à ce nouveau groupe = socialisation anticipée

Enquête participative dans une usine industrielleBernoux (1985) a mis en évidence que :
* Quand les travailleurs Tunisiens s’estimaient être de passage et donc vouloir retourner un jour en Tunisie, ils adoptaient les comportements les plus proches de leurs groupes de référence = « le groupe de paysan » (personnes qui vivaient autour de l’usine et qui cultivaient des terres en plus de leurs emplois). Ils étaient fatalistes et soumis à la hiérarchie et avaient le souci de ne « pas avoir d’histoire avec le chef ».

* Quand un projet de mobilité sociale se mettait en place  ils choisissaient les ouvriers les plus éloignés de leur modèle d’origine comme groupe de référence. Ils manifestaient un grand intérêt pour l’usine, son fonctionnement, son organisation
 Ce sont bien les projets de vie de chacun qui guident l’adhésion ou non aux normes d’un groupe de référence.

Mais que ce passe-t-il quand la mobilité sociale est impossible ?
* Quand on n’est pas accepté par le groupe auquel on aspire et quand il y a rupture avec le groupe d’appartenance  alors bien souvent il y a marginalisation et plus conséquences sur l’imagine de soi.
* L’impossibilité pour l’individu pour de s’intégrer dans le groupe auquel il aspire peut le conduire à intérioriser totalement les normes et valeurs du groupe de référence afin de conserver son groupe d’appartenance
* Lewin appelle ce phénomène « la haine de Soi », entrainant la marginalisation

Nous avons donc tous besoin de nous sentir acceptés au sein d’un groupe :
* pour nous protéger de l’anxiété (Schachter, 1959)  mais seulement avec des personnes qui partagent le même sort
* pour nous définir. Appartenir à un groupe c’est s’auto définir par rapport aux autres membres de son groupe mais aussi par rapport aux autre groupes.

En somme, appartenir à un groupe c’est s’auto-catégoriser.


Cours 7 du 27/03/2014

* Revenons sur la mise en place des normes ...

Quand l'appartenance à un groupe est saillante, alors il peut y avoir dépersonnalisation
 On se définit comme membre et moins comme individu unique différent des autres (Hogg, 1966)

Il y a donc adhésion aux normes, aux valeurs du groupe (accord) ou désaccord avec les membres extérieurs au groupe. L'auto catégorisation va dépendre du contexte dans lequel se trouve l'individu.

Vous ne vous définissez pas de la même façon en fonction du contexte. Vous pouvez vous définir comme homme ou femme, étudiant, amateur de musique et autres. Cette auto définition de vous même dépendra du contexte dans lequel vous êtes donc le choix de votre groupe de référence va varier en fonction du contexte.

* et le conformisme dans les normes?

Conformisme = modalité de l'influence sociale qui se manifeste par le fait qu'un groupe ou un individu modifie son comportement, attitudes, opinions, valeurs, pour les mettre en harmonie avec les comportements, attitudes, opinion, valeurs d'un groupe auquel il appartient ou souhaite appartenir.

Ce joue l'effet conjugué de :
- la pression groupale
- l'adhésion volontaire

Le conformisme dépend :
- des caractéristiques de la source d'influence
- des caractéristiques de la cible d'influence
- du contexte globale de leur interaction

Kelman (1958) montre qu'il existe 3 sources d'influences :
- la complaisance : " laissez-moi en paix ", l'individu accepte le conformisme pour ne pas avoir d'histoires. Il distingue son opinion privé de son opinion publique. Ce qui l'intéresse est de continuer à être accepté. On l'observe quand la source d'influence est celui qui a le pouvoir.
- l'identification : l'individu veut établir une relation positive avec le groupe. Il croit éventuellement ce qu'il affiche, mais ce qui importe c'est sa relation au groupe désiré.
- l'intériorisation : les valeurs et opinions de la source sont intégrées dans les systèmes de pensées de l'individu. L'individu modifie ses pensées indépendamment de la source d'influence.
Est ce possible quand la source a une grande notoriété, prestige et compétence ?

Expérience de Kelman (1958) :
Au moment où la cour suprême des USA compte voter une loi contre la ségrégation des élèves noirs dans les écoles publiques.
L'étude porte sur des étudiants noirs, majoritairement anti ségrégationnistes. On leur fait écouter une émission de radio dans laquelle l'orateur défend l'idée du maintient de quelque écoles noires, afin de préserver la culture et l'histoire des personnes noires.

1ère condition : l'orateur est décrit comme étant le président de l'association des collèges noirs. Il annonce la suppression des aides financières aux collèges qui refuserait sa décision  contrôle de la source élevé

2ème condition : l'orateur est décrit comme étant le président d'une association noire, ayant joué un grand rôle dans la décision de la cour suprême. Il insiste sur le fait qu'il représente l'ensemble de son organisation  attrait de la source élevé

3ème condition : l'orateur est blanc et un historien prestigieux. Il appuie son argumentation sur ses recherches scientifiques  crédibilité de la source élevée

Les étudiants répondaient à 3 questionnaires:
1er juste après l'écoute de la bande, ils indiquaient leur nom
2ème juste après le premier questionnaire, il était anonyme
3ème après 3 semaines
On leur disait que le premier questionnaire serait communiqué à l'orateur.

Résultats :
Influence quand l'orateur est perçu comme ayant un moyen de pression sur les sujets  quand le questionnaire est nominal
Influence du second orateur quand l'appartenance groupale est visible, donc juste les 2 premiers questionnaires. 3 semaines après, plus d'influence.
Quand la source est jugée comme étant fiable d'un point de vue scientifique alors haute adhésion au propos  l'influence perdure sur les 3 questionnaires

Conclusion : le type de conformisme (complaisance, identification et intériorisation) dépend des caractéristiques de la relation entre la source et la cible d'influence.

Moscovici et Ricateau (1972) :
Le conformisme est le résultat d'un accord tacite entre les points de vues d'un groupe (ou d'un individu) qui font autorité et ceux qui s'y trouvent confronté. La négociation se fait afin d'atténuer le conflit qui naît de la divergence d'opinion. Le conformisme est donc une solution permettant de réduire le conflit par l'adoption de la norme qui fait autorité.

La pression peut être:
- implicite : un individu ou un groupe donne une opinion, une réponse différente de celle que l'individu cible aurait donné. Le fait d'être confronté à cette autre opinion crée un conflit interne chez la cible (choix entre sa réponse/ son idée et celle des autres)
- explicite: quand il y a injonction, ordre d'obéir, menace de sanction.

Un exemple de pression implicite :
Asch présente une tâche à un groupe de sujet. Ils doivent comparer des lignes entre elles et déterminer lesquelles sont de mêmes longueurs.
Les sujets sont intégrés dans un groupe de 7 à 9 personnes. Tous les membres de ce groupe, sauf le sujet, sont des compères qui vont donner des réponses erronées dans 12 essais sur 18 que comporte l'expérimentation.

On a donc :
- une situation non ambiguë
- un sujet seul opposé à un groupe d'individus et il y a conflit entre les réponses
- la consigne demande une réponse personnelle donc pas de pression explicite
- un groupe contrôle ou les compères ne se trompent pas.

Résultats :
37 individus dans le groupe contrôle. Seulement 2 personnes vont faire 3 erreurs d'évaluation des lignes
50 individus dans le groupe expérimental, 37 d'entre eux se trompent au moins une fois.
Sur l'ensemble des réponses, on a 32 % d'erreurs et toutes vont dans le sens de la majorité.

Cours 8 du 03/04/2014

La normalisation : exemples

* Sherif (1935) :
Etudiants de sexe masculin conviés dans un laboratoire de psychologie et introduits dans une pièce noire à environ 5 mètre d’un point lumineux.

Les sujets devaient évaluer : dans un premier temps individuellement, puis en groupe, puis oralement, une dernière fois individuellement

L’amplitude du déplacement du point lumineux après la disparition de celui-ci
Le point semblait se mouvoir alors qu’en réalité il ne bougeait pas  effet auto cinétique

Les résultats étaient observés dans un contexte expérimental précis :
- la situation était ambiguë (pas de repères visuels)
- la réponse était incertaine
- peu d’implication du sujet dans sa réponse
- les sujets ne se connaissent pas

Les sujets ont donné des réponses organisées autour d’une norme de groupe  une moyennisation
Ils étaient d’accord sur l’illusion

Les sujets entrant dans la norme se sentaient mieux, moins stressés que ceux n’étant pas dans la norme.
Ils sont également persuadé que leur évaluation est la plus proche de la réalité.

Implication ?  Chercher cours de Masse

La normalisation : paramètres
Qu’est ce qui nous conduit à normaliser un contexte :
- Pour maintenir l’égalité des statuts (French, 1956)
- Pour réduire l’incertitude (Miller & Mc Farland, 1987)
- Pour se rendre acceptable aux yeux d’autrui (Allport, 1962)
- Par la tendance à tendre vers une valeur centrale dite « plus vraisemblable » (Montmollin, 1966)
- Pour éviter le conflit intra et inter subjectif provoqué par les différentes réponses (Moscovici & Ricateau, 1972)

On sait que lorsque l’appartenance des sujets est rendue saillante, alors il y a convergence d’opinion en fonction de la catégorisation sociale. Des individus blancs auront tendance à accorder leurs réponses avec un compère blanc et idem pour des individus noirs (Abrams, Wetherell et al. 1990)

* Réplication de l’étude de Sherif (1935) :
Lorsque les réponses des participants sont données au sujet avant le début de l’étude (Lemaine, Lasch & Ricateau, 1971-1972)
+ Test idéologique : la place de la femme dans la société

Pas d’informations sur l’idéologie des autres participants (toutes les réponses des participants sont comprises entre X et Y) : convergence des réponses des sujets
Idéologie proche de celle des participants : convergence des réponses des sujets
Idéologie éloignée de celle des participants : différenciation des réponses des sujets !

Comment arrive-t-on à des positions extrêmes dans un groupe ?

La polarisation :
Prise de position extrême au sein d’un groupe. On peut la qualifier d’  « hypernormalisation » groupale.

La polarisation
Pour la mettre en lumière (Moscovici 1969, 1992) :
On interroge les sujets sur un objet donné (pré-consensus)
On leur demande de discuter en groupe et d’aboutir à une réponse groupale (consensus)
On les réinterroge individuellement (post-consensus)

On constate :
Les attitudes du groupe sont plus extrêmes que celles des sujets pris individuellement
Les individus en post-consensus restent sur l’opinion donnée en groupe (le consensus)

Pour observer ces résultats (et donc la polarisation), 3 postulats :
- discussion effective et se développe sans entrave
- divergence de point de vue au départ (mais avec des points communs)
- engagement et implication personnelle

Comment modifier une norme majoritaire quand on est en minorité ?
- Stratégies minoritaires quand la différenciation inter groupe s’inscrit hors du statu quo (= même statut, droit, légitimité), hors de la norme majoritaire
- Le but du groupe minoritaire est de se rendre visible, afin d’être considéré comme existant, afin que son point de vue spécifique soit pris en compte
- Pour être repéré, il doit affirmer son point de vue de façon ferme, cohérente  cela va dépendre de la consistance de ses propos

Minorité active
Cette consistance peut être intra individuelle, i.e. défendue par un seul individu ou bien inter individuel, i.e. défendu par un groupe d’individu.
La minorité doit apparaître comme sûre d’elle et autonome
En se montrant cohérente et ferme, la minorité va véhiculer l’idée selon laquelle son idée est bonne  car sera perçue comme courageuse, sûre d’elle et confiante

Pour obtenir l’attention des autres (la norme dominante) la minorité doit créer et assumer un conflit mettant en cause la majorité.
La minorité va donc rompre le consensus groupal à 2 niveaux :
- la nouvelle norme proposée n’est pas compatible avec la norme dominante
- la minorité rompt avec l’usage selon lequel seule la majorité ou l’autorité peut définir les normes

La minorité doit donc maintenir son point de vue, afin de lutter contre les pressions sociales, l’uniformité et montrer qu’une alternative est possible.

Exercice : quels sont les pré-requis pour qu’une minorité devienne active et bouleverse la majorité ?
Besoin de médiatisation, sinon pas d’impact surtout aujourd’hui. « Bordel organisé » pour que les médias s’y intéressent.
Stable dans le temps en continuant la médiatisation, cohérent dans les actions, que la lutte continue car ce n’est pas 1 action qui changera une majorité.
Pas d’imposition de la norme mais une proposition alternative. Etre capable d’accepter les autres minorités.
Pas créer un sentiment de peur chez l’autre mais pas non plus se laisser marcher dessus. Choquer verbalement ou dans les actes mais pas de violence.
Minorité discréditée si pas de respect du bien et des droits d’autrui (sinon on ne voit que la violence et non les idées)

La minorité doit être un minimum attractif (intéressant). Homosexualité : liberté d’être différent.
Réseaux sociaux : anonymous par exemple

Accomplissement : commencer sur internet c’est bien mais n’est pas suffisant
Conscience du contrôle des médias.
Ex : médias ont anéanti la minorité qui s’occupait des sdf (avec les tentes) en s’occupant de l’avis es riverains (non bénéfices de la chose blablabla)
Minorité sociale, minorité numérique
Charisme du leader. Plus elle a de personne, plus a de poids et dimpact

Le rejet social
La stigmatisation

La stigmatisation comporte 3 aspects (Corrigan & Watson, 2002) :
- cognitif : le stéréotype
- affectif : les préjugés
- comportemental : la discrimination

Stigmatisation = « Le rejet et la disgrâce qui sont associés à ce qui est vu (l’obésité) comme une déformation physique et une aberration comportementale » (Cahnman, 1968, p.293)

Il apparaît que les stéréotypes diminuent lorsque les personnes prennent connaissance d’informations au sujet de ceux-ci.
La situation de contact doit amener les sujets des différents groupes à créer des liens entre eux par le biais de nombreuses interactions avec différentes membres de l’autre groupe.
C’est ainsi qu’elle permettra aux uns et aux autres de se connaître en tant qu’individu, et non en tant que membre du groupe adverse faisant l’objet de préjugés (Aronson & Brigeman, 1979)

Ce qui compte dans la situation de contact c’est la coopération. C’est comme ça que les liens se tissent. D’après certains auteurs, ça permet de transformer le « eux et nous » en « nous ».

Le stéréotype
Il « désigne les catégories descriptives simplifiées par lesquelles nous cherchons à situer autrui ou des groupes d’individus » (Fischer, 1987, 105)
Les stéréotypes correspondent donc à des traits ou des comportements que l’on attribue à autrui de façon arbitraire.
En ce sens, les stéréotypes sont une manifestation des préjugés.

Les stéréotypes ont donc des conséquences positives et négatives.
En ce qui concerne les conséquences positives, les stéréotypes permettent à l’individu de fonctionner de façon économique car ils ont une fonction de simplification de la réalité.
En opérant une catégorisation, les stéréotypes permettent ainsi à l’individu de gérer de façon économique ses relations sociales avec les autres individus, par exemple en anticipant les réactions d’autrui …

En ce qui concerne les conséquences négatives, les stéréotypes ont parfois un effet pervers sur les catégories sociales visées.
Il apparaît en effet, que les stéréotypes négatifs peuvent être source de discrimination, ce qui se traduit par une mise à distance des individus visés.
Le fait d’en avoir conscience réduit les comportements négatifs envers eux.

Les préjugés
« Attitude de l’individu comportant une dimension évaluative, souvent négative, à l’égard de types de personnes ou de groupes, en fonction de sa propre appartenance sociale ? C’est donc une disposition acquise dont le but est d’établir une différenciation sociale » (Fischer, 1987, 104)

Le préjugé a deux dimensions essentielles : l’une cognitive, l’autre comportementale. En général le préjugé est négatif et a donc pour conséquence une discrimination.

L’analyse des préjugés et des stéréotypes et des stéréotypes en psy sociale a été relativement féconde car elle permettait de saisir les mécanismes de perception du réel à travers le « filtre » de nos attitudes, opinions et croyances sociales et plus généralement de nos représentations.

Les préjugés et les stéréotypes sont des spécifications de l’attitude. Ces deux notions sont en étroite relation.

Les stéréotypes du féminin sont beaucoup plus dévalorisants que ceux du masculin, les femmes elles-mêmes entérinent (répondent) ces stéréotypes et en viennent par conséquent à se sous-estimer collectivement.
Les auteurs montrent que la femme, appelée à décrire elle-même ces stéréotypes, trouve davantage de traits pour décrire l’homme et plus souvent de traits reconnus comme étant des qualités par la société où elle vit ; alors qu’elle présente un stéréotype de la femme moins brillant.

Alors que les femmes diplômées revendiquent un partage équitable des tâches domestiques qu’elles jugent dévalorisantes (Zarca, 1990 ; Brousse, 1999), elles ne revendiquent pas une égalité de la prise en charge des enfants (Blöss & Odena, 2005)
Les femmes, quel que soit leur niveau d’étude, accordent la primauté à leur rôle de mère sur tous les autres rôles (Garner, Méda & Mokhtar, 2004)
Une étude de Blöss et Odena (2005) sur les pratiques sexuées des rôles parentaux, montre que les mères assurent « la majorité des tâches et interactions quotidiennes liées à l’enfant, alors que les pères singularisent par le caractère ponctuel de leurs interventions, signe manifeste et permanent de leur autorité. »

Les mères seraient plus impliquées dans le mode de garde de leurs enfants parce que leurs activités professionnelles en dépendent ; et la responsabilité du jeune enfant est « une affaire de femmes ».

Pourtant, il semble que les femmes soient sources de sentiments plus positifs que les hommes (Women-are-wonderful effect, Eagly & Mladinic, 1994), à cause de qualités positives et relationnelles qu’on leur prête.
L’attitude n’est donc pas négative, mais restrictive à l’égard des femmes.

Cours du 10/04/2014

La discrimination
C’est la dimension comportementale de la stigmatisation. Elle consiste en l’acte de mise à distance entre des membres de groupes différents (elle est plus ou moins institutionnalisée).
Son objectif est de défavoriser le groupe objet de discrimination sur un plan économique, politique ou sociale.

Elle n’est pas obligatoirement issue des préjugés, tout comme les préjugés envers un groupe ne conduise pas nécessairement à la discrimination.
Ex 1 : une personne ayant un commerce dans un quartier à majorité FN et ayant peur de perdre sa clientèle, refusera l’accès de son magasin à des personnes étrangères (pas de préjugés pour autant).

Ex 2 : une personne ayant des préjugés négatifs envers les étrangers mais sachant que son opinion est contraire à celle de son entourage, ne passera pas à l’acte (donc préjugé mais pas de discrimination).

Merton (1975) parle de dissonance entre attitude et comportement s’explique par des pressions sociales.

La contamination sociale
Part des études sur l’effet d’assimilation et l’effet de contraste :
- Assimilation : deux personnes proches physiquement sont supposées appartenir au même groupe
- Contraste : deux personnes proches physiquement vont être distinguées et décrites de manière différente car trop différente l’une de l’autre
Ceci dépend beaucoup du contexte.

Au-delà de ces effets, on sait que la proximité de deux personnes va amener à une évaluation similaire de ces deux personnes.
Si je prends un jeune et un vieux, les caractéristiques de la personne âgée viendront teinter le jugement émis sur la personne plus jeune.

Les caractéristiques d’une personne stigmatisée sont attribuées à toutes personnes proches physiquement de celle-ci.
On parle alors de contamination sociale parce qu’il y a contamination du jugement fait sur la personne stigmatisée.

Helb & Manix (2003) ont montré qu’il était délétère pour un homme de se présenter avec une femme obèse à ses côtés et ce peut importe leurs liens.
La simple proximité physique à cette femme, conduirait les recruteurs à attribuer les caractéristiques de la femme obèse à l’homme.
Ce phénomène viendrait des ressources cognitives impliquées dans le jugement.

Distinguer les deux individus aurait un certain coût cognitif.
Dépend également du contexte : voir une personne obèse à proximité d’une personne non obèse dans un contexte festif ne serait pas la même chose que dans le cadre d’une prise de décision professionnelle.

Le problème de ce type de fonctionnement est que le jugement se retrouve biaisé – la prise de décision est donc faussée.

Comment empêcher la contamination sociale – la correction mentale

Principe de prise de conscience des biais de jugement par les individus évaluateurs (Brekke & Wilson, 2008)
Requis pour que la contamination cesse :
- Conscience d’un biais dans le jugement
- Motivation à corriger son jugement
- Conscience du sens du biais dans le jugement (positif ou négatif)
- Conscience de la magnitude (les implications) du biais dans le jugement (= l’ampleur du biais sur les individus …)
- Possibilité de réitérer ce jugement

Etude sur la contamination et la correction mentale :
186 étudiants de paris X interrogés.
* Divisés en deux groupes :
- faible préjugé envers les personnes obèses
- fort préjugé
* Deux premières conditions, les expérimentateurs disaient :
- qu’ils passaient deux études séparées
- qu’ils passaient une seule et même étude
* Deux dernières conditions, présentation et évaluation de photos :
- une personne obèse à côté d’une personne non obèse
- deux personnes non obèses l’une à côté de l’autre

Procédure :
- Remplissent mesure attitude et croyance envers les personnes obèses  information du lien ou non entre les deux étapes
- Remplissent une évaluation des photos présentées en fonction des critères suivants

Résultats :
X = obèse. Y = non obèse
La personne obèse (X) est perçue comme moins sportive et comme ayant une alimentation moins saine que la personne non obèse (Y)
Mais évaluée comme plus sociable que la personne non obèse (Y)
 un effet de contraste entre la personne obèse (X) et la personne non obèse (Y) lié à la discrimination positive de l’obésité.
 mais quand deux personnes non obèses proches, alors (Y) évaluée plus sociable.

Une hypothèse serait :
Pour être bien perçu, ou par culpabilité d’évaluer négativement la personne obèse (X) sur les dimensions « alimentation » et « sport », les sujets réajustent leurs évaluations  en utilisant le stéréotype positif de l’obésité.
Forme de protection de leur identité sociale car n’ont pas d’a priori envers les personnes obèses et que le fait d’évaluer négativement la personne obèse sur les dimensions « sport et alimentation » est légitime et n’est pas dû à leurs préjugés.

Autre résultat :
- Dimension alimentation : la personne obèse (X) est non seulement moins bien évaluée que la personne non obèse (Y)  mais colore négativement le jugement apporté à la personne non obèse (Y), comparativement à lorsque celle-ci (Y) est à côté de (Z).
- Pas de contamination sur la dimension du sport
- Pas d’effet direct de la condition de correction mentale sauf sur ceux ayant de forts préjugés
- Participant avec faibles préjugés évaluent la personne non obèse encore plus négativement en conscience du lien.
- Car saturation cognitive du stéréotype de l’obésité  tout particulièrement sur la dimension alimentation.
- En condition de correction mentale : les personnes qui avaient de faibles préjugés envers l’obésité, stigmatisent d’autant plus celle-ci ainsi que le personne non obèse. Les personnes qui avaient de forts préjugés envers l’obésité, marque une distinction entre la personne obèse et la personne non obèse.

Ca veut dire quoi ?