dimanche 9 mars 2014

Psychopathologie et sémiologie (Grandsard)


INTRODUCTION :

La sémiologie est la manière dont les signes/symptômes dont s’organise pour manifester un désordre sous-jacent (= symptomatologie).

La psychopathologie est synonyme de la psychiatrie qui décrypte les troubles psychiques. Origines du trouble aussi dans le psychisme. Mais l’objet de la psychopatho est plus vaste : la pathologie mentale avérée, effets psychologiques des maladies organiques, la souffrance subjective de l’individu. Indépendamment d’une pathologie diagnostiquée, comportement anormaux ou déviants (ex : perversion…). Elle ne se résume pas à l’étude des causes mais surtout la pathologie mentale chez l’adulte.
ð    
 Classification des troubles mentaux :
·        Manière de les classifier (= nosologie)
·        Manière de les décrire (= nosographie)
Tout le système de classification est inspiré du modèle médical :
ð     
Notion de maladie : cette définition implique une cause (= étiologie) étiopathogéniques          ( =processus qui rends malade, cause qui génère la pathologie).
--- > médecine = modèle infectieux.
Indentification de la cause permet la prescription de soins en fonction de la cause.

ðDémarche clinique : mise en place à l’apparition, pour effectuer des investigations en conséquences de façon à confirmer le diagnostique de manière certaine. Une fois le diagnostique différentiel établie (information non pertinente éliminées), on peut traiter, prescrire le traitement indiqué.
Déterminer l’agent pathogène.

--- > Complication de la psychiatrie.
Psychiatrie = pas de connaissances des causes des maladies mentales. Données descriptives (= nosographique). Sur l’étiologie, on a peu de connaissances médicales fiables sur les causes étiopathogéniques des maladies mentales.
En l’absence de marqueurs fiables, psychopathologistes élaborent des modèles explicatifs théoriques pour connaitre les causes des maladies mentales. Ces modèles explicatifs ce sont multipliés et rentre en contradiction les uns après les autres.
ð     Nosographies psychiatriques incompatibles entre elles.
Mais un évènement a fait surgir un problème de cohérence, il a fallu se mettre d’accord sur la nomenclature et les nosologies en 1950 car découverte de molécules agissant sur le psychisme : les neuroleptiques (= antipsychotiques ou tranquillisant majeure), découvert en 1952 par Delay, Denicker et Pichot.
Les grands malades psychiatriques attachés jusque là. Une fois la mise en place de traitement qui agit sur le psychisme => harmonisation de la nosologie.
Au début des années 60, il y a élaboration des premiers antidépresseurs et découvertes de plusieurs molécules actives sur le psychisme humain => Evolution des pathologies.

Les grandes classes de psychotropes :
-        Neuroleptiques
-        Antidépresseurs (effet stimulant)
-        Anxiolytiques (= inhibition, benzodiazépine)
-        Régulateurs de l’humeur (= lithium)

[Les seuls inconvénients de ces psychotropes sont les effets secondaires.]

L’apparition de ces médicaments à remis en cause les classifications nosologiques => Nécessité de modification des nosologies, révolutions des classifications è Le DMS III, 1980.
A partir de 1980, les principes mêmes de la classification sont modifiés. En médecine organique, ce sont les hypothèses étiologiques qui constituaient la base des troubles.
Comme on ne connaît pas les causes, l’Association Américaine de Psychiatrie décide de changer de paradigme et de logique et d’adopter un modèle explicatif basé sur un consensus de description (unique).  Le DSM III est un manuel provisoire. Première révision du DSM III, le DSM III-R en 1987 fait disparaître l’homosexualité égodistoniques des pathologies ainsi que le terme de névrose (= terme trop lié à l’approche psychanalytique).
Le DSM IV, 1994 (en Angleterre) et DSM IV-TR, 2000 (traduit en français en 2004). Le DSM 5 annoncé pour 2011, puis 2012, puis 2013.

Fonctionnement du DSM : classification de référence :
Les catégories diagnostiques sont construites à travers 2 étapes. Un groupe de travail se réunit autour d’une catégorie diagnostiques, élaboré à partir d’un consensus de psychiatrie, soumise à un processus de validation, diffusée parmi les psychiatres qui participent au travail et qui vont tester les catégories auprès de leur patient pour confirmer l’existence de la pathologie et qu’elle soit homogène. Une fois ce processus accomplie, elle est inclus dans le manuel.
Les catégories n’apportent aucun élément pour prédire l’évolution du trouble. Elles ne suggèrent pas non plus d’étiologie. L’objectif est d’élaborer un langage commun.

La démarche : évaluation multi-axiale (5 axes).
-        Axe 1 : troubles cliniques
-        Axe 2 : troubles de la personnalité
-        Axe 3 : affections médicales générales
-        Axe 4 : problème psychosociaux et environnementaux
-        Axe 5 : evaluation globale du fonctionnement (EGF)

Mais il y a une controverse autour du DSM 5 violente depuis 2009. Les auteurs du III et du IV, Allen et Spilzer se sont révoltés contre le groupe de travail censé produire le DSM. On est en train de médicaliser la vie, tout devient une pathologie mentale.  La maladie mentale est indéfinissable. Le diagnostique du DSM IV ont eu des conséquences terribles provoquant des épidémies (3 : l’autisme, le trouble de l’hyperactivité, et les troubles bipolaires).  On ne connaît pas les causes des maladies mentales, on fabrique des maladies à partir des catégories diagnostiques descriptives.
La frontière entre normalité et pathologie ? Rien ne permet de distinguer cela en psychiatrie, c’est autour de ce type de problème que Allen s’est révolté. Une des catégories à l’étude est une catégorie qui permet de diagnostiquer des personnes (adolescents) présentent des symptômes, critères diagnostiques de psychose sans remplir toutes les catégories => les syndromes de risques de psychose. Allen argumente contre : à chaque diagnostiques, les médecins sont formés à prescrire des traitements dont les neuroleptiques.  La médicamentation d’une période critique du développement.

Les différentes parties du cours :
-        Sémiologie des principaux troubles psychologique
-        Sémiologie des principaux troubles névrotiques
-        Les troubles de l’humeur
-        Les troubles de la personnalité
-        Les troubles des conduites alimentaires
-        Discussion sur les notions de psychopathologie et de nature => Les syndromes propres à une culture données.

Chap. 1 : Sémiologie des principaux troubles psychotiques

La psychose est un terme qui à l’origine désigne la maladie de la psychose de l’âme. C’est un psychiatre allemand qui est à l’origine de ce terme => elle désigne le trouble mental en général.
A la fin du XIXe siècle, la psychose est en opposition avec la notion de névrose (désigne une maladie du système nerveux à l’origine). A cause de Freud, la névrose signifie une pathologie d’origine psychique dans la compréhension des maladies mentales, c’est un élément psychogène. 

·        Distinction névrose/psychose :
Compréhension courante dans le rapport à la maladie et à la réalité.
-        Névrose  = trouble affectif et émotionnel dont le malade est conscient mais dont il ne peut pas se débarrasser, il n’y a pas d’altération de l’intégrité des fonctions mentales. Le sujet considère avoir les symptômes de la névrose comme extérieur -> pas d’acceptation ni de compréhension.
-        Psychose = distinction par le fait que le malade ne reconnait pas ses symptômes, sa maladie -> non reconnaissance de la maladie.

·        Les principaux symptômes des troubles psychotiques :
On trouve 2 grandes séries de symptômes : les syndromes délirants et les syndromes dissociatifs. ATTENTION, ce n’est pas parce que l’on présente un syndrome délirant qu’on présente un trouble psychotique. Il ne faut pas faire d’équivalence entre le délire et la psychose.

Les syndromes délirants: 

Critères :
-        En opposition avec la réalité
-        Le sujet est convaincu  de ses idées, aussi fausses ou impossibles soient-elles.
Pour décrire un délire, il y a 3 manières :
-        Le mécanisme = manière dont l’idée délirante se construit, quels sont les enjeux de cette construction
-        Le thème = la thématique du délire
-        La structure = la structure finale du délire, quelle partie de la vie du sujet est concerné.

ð     Mécanismes principaux :

L’hallucination : processus à travers lequel le délire se construit. Perception de quelque chose alors qu’il n’y a rien à percevoir. Perception sans objet.
               Hallucination psychosensorielle : aspect perçu à travers le sens et ont une spatialité (perçue dans l’espace)à visuelle, auditive, olfactive, tactile, cénesthésique (= perception du corps -> affecte les sensations du corps)…
               Hallucination psychique : extérieur (ou étrangère), de spatialité, des voix intérieures mais non reconnues comme sa propre pensée qui s’imposent au sujet malgré son intégrité.

L’intuition : le sujet est convaincu de son idée délirante (parce que c’est comme ça, il le sait). Le mécanisme d’intuition est rarement isolé, il est souvent accompagné d’un autre mécanisme.

L’interprétation : à partir d’un fait objectif, le sujet construit une vérité interprétative à construction erronée d’un fait réel.

L’illusion : phénomène de perception de manière réel mais dénaturée ou déformée. Quand l’illusion rentre en jeu, il n’y a pas de correction de cette illusion.

2. les thèmes principaux :
-        la persécution
-        la mégalomanie
-        la religion/mystique
-        la jalousie
-        l’influence (d’une force, d’une personne)
-        l’érotomanie
-        hypocondriaque (idées fausses concernant son corps. Exemple : délire sur la transformation du corps)
-        idées de référence à concerne la personne. Le sentiment d’être l’objet de l’intérêt d’autrui.
Un mécanisme peut donner lieu à plusieurs thèmes. Un mécanisme peut être à l’origine de plusieurs thèmes. 

3. Structures
o       Degré de systématisation :
On parle de délire systématisé quand il y a une cohérence, une logique au délire. La construction du délire est « logique ». Un délire polymorphe à (non systématisé) à plusieurs formes. On voit pas de logique dans les délires. On ne comprend pas la logique du délire.

o       Degré d’extension :
On va regarder si le délire est circonscrit à un seul domaine dans la vie de la personne ou si il fait partie de tous les aspects de la vie de la personne (ex : vie personnelle, vie professionnel, vie familiale, etc.). On parle alors de « réseau » délire en secteur (ex : homme délire sur le fait que sa femme le trompe. Mais les autres secteurs de sa vie se portent bien).
Il y a aussi le degré d’investissement affectif dans le délire et le degré d’adhésion à son idée délirante, si elle est convaincue.

Le syndrome dissociatif

Absent du DSM en tant que tel, mais on va retrouver certains signes dans le DSM de type : discours désorganisé, symptômes négatifs, comportements désorganisés.

D’une manière général : au départ, les premiers psychopathologistes se sont intéressé à la schizophrénie en se disant qu’il y avait un processus sous-jacent = rupture de l’unité du sujet. Processus interne de dissociation du sujet qui crée la psychose ? La perception du Moi va alors être altérée.

Désigné la rupture, processus interne donc difficile à observer et qui désorganise l’activité mentale du sujet. Le sujet n’est pas conscient.

Comment l’observer ? La discordance (à manière courante de décrire la perturbation de l’activité mentale et du comportement du sujet) Exemple : quand le sujet est détaché du réel.

C’est l’attitude, le comportement, la pensée qui est touchée. La discordance peut être dans différents domaines : 

-        Intellectuel : trouble du court de la pensée, altération du système logique (ex : diffluence : n’arrive pas à suivre la logique de la personne ; propos ambivalent, on ne comprend rien), altération du langage (par des néologismes ou une fausse utilisation de la grammaire, mauvaise utilisation d’un monde ou mauvais placement du mot.
-        Affectif : discordance affective à ex : une personne raconte quelque chose de triste et se met à rire. Non adéquation de l’émotion exprimée par rapport au contexte, à l’histoire racontée.
-        Psychomoteur : parakinésie = stéréotypie motrice (mouvement répétitif, ex : sa balancer), répéter indéfiniment le même geste. Hors contexte. Phénomène en échos : le fait de répéter les mots (ex : répéter le même mot tout le temps ou répéter la fin de phrase de la personne avec qui l’on est) ou le fait de mimer des gestes en échos.
-        Echolalie
-        Posture catatonique (figée) : fait d’avoir une posture qui le garde pendant longtemps ou être très agitée physiquement (à ne pas confondre avec la colère, il n’y a pas d’émotions).

·        Les principaux diagnostiques des troubles psychotiques

La schizophrénie :
o       Critères A :
Il faut au moins 2 symptômes de cette liste pour répondre au critère A de la schizophrénie :
-        La présence d’idées délirantes                   signe positif, productif (= production en plus)
-        L’hallucination
-        Le discours désorganisé
-        Le comportement désorganisé : comportement physique, catatonique, agitation, stéréotypie, parakynésie…
-        La présence de signes « négatifs » : en opposition au 2 premiers considérés comme des signes positifs  =>  Absence, perte de la volonté par exemple, ce que l’on appelle en psychiatrie l’émoussement affectif (= les affects sont plats, disparaissent et le sujet ne montrent aucune notion cohérente), un déficit du système logique. Signe de l’ordre du déficit, de la perte.
Un seul symptôme suffit :
§       si les idées délirantes sont bizarres (ex : non tiré de la vie quotidienne, qui n’a aucun fondement possible dans la vie réelle)
§       ou une hallucination d’un certain type (=automatisme mentale), entendre une voie qui commente les actions et les pensées du sujet en permanence, ou bien d’entendre plusieurs voix conversant entre elles.
Ils doivent être présents pendant minimum 1 mois.
o      Critère B : un dysfonctionnement social, familial, professionnel. Perturbation de la vie.
o      Critère C : de durée, cela doit durer pendant 6 mois, la perturbation.

Plusieurs formes cliniques de la schizophrénie : 

-        Le type paranoïde : ne désigne pas le contenu, la thématique délirante. Cette schizophrénie désigne les cas dans lesquels ce sont les hallucinations et les idées délirantes qui prédominent, les symptômes positifs prédominent. Pas de désorganisation ou de signes négatifs. 

-        Le type désorganisé : dans lequel rentre en jeu les critères dit négatifs du critère A : comportement désorganisé, signes négatifs, discours désorganisé.

N.B. :
-        Hébéphrénique : ancienne manière de parler de la schizophrénie désorganisée.
-         héboïdophrénique = forme clinique de la schizophrénie caractérisée par la coexistence entre des passages à l’acte très violent et une froideur affective (absence d’émotions)
La majorité des cas de schizophrénie se déclare entre 15 et 30-35 ans. On constate après des études, qu’il y a un facteur héréditaire pour la schizophrénie.

L’évolution peut être très contrasté, dans les cas les plus difficiles, la personne peut évoluer vers un cas de désorganisation, ne peut plus vivre normalement et va devoir être prise en charge quotidiennement. A l’inverse, on à des cas où la personne va finir par se tourner vers un rétablissement, un retour à l’état antérieur.  Processus qui aboutit à un changement à une nouvelle identité. A partir du moment où cette nouvelle identité à été développée, on peut parler de réinsertion dans une vie « normale ». => Intégration de la maladie pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui sans la maladie.

Les facteurs permettant d’espérer une évolution vers le rétablissement : 

  • -        Le début tardif : plus on développe la maladie à un âge « avancé » (30ans), c’est un facteur de bon pronostique.
  • -        Lien possible entre un facteur déclenchant environnemental (perte d’un emploi, rupture affective…) plutôt que pas de détermination du facteur causale ;
  • -        Début aiguë => facteur de bon pronostique, tous les symptômes arrivent au début de la maladie et de façon très prononcée.
  • -        Présence de trouble de l’humeur.
  • -        Personne évolue mieux quand elle est mariée.
  • -        Antécédent de trouble de l’humeur dans la famille.
  • -        Qualité du réseau de soutien social de la personne.
  • -        Singes positifs sont un facteur de bon pronostique, la schizophrénie de type paranoïde a un meilleur pronostique que la schizophrénie de type désorganisant.

Les facteurs de mauvais pronostiques :

  • -        Absence de facteur déclenchant
  • -        Commence à un âge jeune (15ans)
  • -        Personne mal adapté avant la maladie
  • -        Composante autistique forte (monde hermétique..)
  • -        Célibataire, divorcé ou veuf
  • -        Antécédent familiaux de schizophrénie (composante biologique)
  • -        Absence d’un système, d’un réseau social de soutien
  • -        La prédominance des symptômes négatifs
  • -        Antécédents de traumatisme périnatal.
  • -        Dure depuis plus de 3 ans, sans rémission.
  • -        Rechute nombreuse
  • -        Antécédent d’agressivité.

Trouble psychotique bref (BDA = Bouffées délirantes aiguës) : 

o      Critère A :
-        Idée délirantes
-        Hallucinations
-        Discours désorganisés
-        Comportement désorganisé
Au moins 1 ou plusieurs des symptômes doit être présent.
o      Critère B : critère de durée
 => Le trouble doit durer au moins une journée et mois d’1mois avec un retour complet au niveau du fonctionnement « pré-morbide » (avant la maladie). Résorption complète du trouble.
o      Critère B : critère de diagnostique différentiel
=> Exclusion d’autres hypothèses : si la personne souffre d’un trouble de l’humeur, on exclu le trouble psychotique bref, on exclu aussi la schizophrénie, et aussi l’effet d’une substance, ainsi que la présence à une pathologie organique.

Trouble délirant => anciennement « psychose hallucinatoire chronique)

o      Critère A : Idées délirantes non bizarre 

=>qui implique des situations rencontrées dans la réalité, dans la vie (être aimé à distance, être trompé par son conjoint). Elle persiste pendant au moins 1 mois.

o      Critère B : Différentiel 

=> On exclu le fait que la personne ai, pendant ce mois, répondu aux critères 1 de la schizophrénie.

o      Critère C : en dehors de l’impact de l’idée délirante, il n’y a pas d’altération du fonctionnement, ni de singularité ou de bizarrerie du comportement. On exclu le trouble de l’humeur.

Déclinaison en fonction du thème du délire :
-        De type érotomaniaque = conviction d’être aimé par quelqu’un
-        De type mégalomaniaque =avoir une mission, un but grand.
-        De type persecutifs
-        De type somatique
-        Plusieurs thèmes peuvent se conjuguer.

Chap 2. : Les troubles de l’humeur

Le terme « humeur » renvoie au liquide, un liquide, issu de la théorie grecque des humeurs. Théorie selon laquelle, le tempérament d’une personne était déterminé par un équilibre entre 4 humeurs qui circulait dans l’organisme et la prépondérance d’une humeur, déterminerait le type de tempérament (sang, lymphe, bile jaune et bile noire).
On parle d’humeur mais aussi de thymie à épisode thymique. Pour désigner l’état affectif ou émotionnel du sujet.  On peut rencontrer des pathologies en lien avec des états dépressifs et/ou avec des états maniaque (au sens d’excitation).

·       Trouble bipolaire (Ancienne psychose maniaco-dépressive)

Dans le DSM IV, le trouble bipolaire est commencé par un sous-chapitre appelé épisode thymique = tableau symptomatologique qui désigne un certain état, épisode pathologique et l’articulation de ces différentes épisodes va conduire au diagnostique.
Trouble dépressif d’un côté, trouble bipolaire de l’autre et les différentes spécifications.

Les 4 épisodes thymiques : 

-        L’épisode dépressif majeur :

§       Critère A : 5 parmi une liste de 9 symptômes et forcément 1 des 2 premiers (sur les 5)  doit être présent:
o      Humeur dépressive (tristesse)
o      Perte d’intérêt et de plaisir

=> Les autres symptômes :
o      la perte de poids ou le gain de poids (de manière significative et en dehors d’un régime) / la prise de poids ou l’augmentation significative de l’appétit est aussi un symptôme significatif
o      l’insomnie / l’hypersomnie sans avoir la sensation de repos.
o      L’agitation / le ralentissement psychomoteur
o      Fatigue ou perte d’énergie
o      Le sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (la personne s’attribue la cause d’évènement qui n’ont rien à voir avec elle)
o      La diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou de l’indécision
o      Les pensées de mort récurrentes, idées suicidaires récurrentes avec ou sans plan précis et les tentatives de suicides (si il y en a eu).

§       Critère B : on exclu l’épisode mixte

§       Critère C : critère de souffrance subjective ou bien, une altération de son fonctionnement (sociale, professionnel, familial…)
§       Critère D : exclure la prise de substances (drogues ou alcool ou autre).
§       Critère E : les symptômes ne sont pas mieux expliquer par un deuil.
Ce sont les critères sémiologiques de l’épisode dépressif majeur (EDM).
N.B. : après la perte d’un être cher, l’humeur triste ne doit pas durer plus de 2 mois.
-       
 L’épisode maniaque :
§       Critère A : une humeur euphorique et persistante pendant au moins 1 semaine.
Critère B : pendant cette même période, il faut au moins 3 des symptômes suivant :
o      Augmentation de l’estime de soi voir des idées de grandeurs
o      La réduction du besoin de sommeil
o      Une plus grande communicabilité ou le désir de parler constamment
o      La fuite des idées  ou la sensation subjective que les idées défilent
o      La distractibilité : être facilement distrait, changer de centre d’intérêt n’importe quand.
o      L’augmentation de l’activité orienté vers un but (peut être social, professionnel, scolaire, sexuel…) ou l’agitation psychomotrice.
o      L’engagement excessif dans des activités agréables mais à potentiel élevé de conséquences dommageable (par ex : acheter un immeuble alors qu’on n’a pas d’argent) => souvent autour de la sexualité et des dépenses.
§       Critère C : on exclu l’épisode mixte
§       Critère D : altération du fonctionnement professionnel et/ou des activités sociales (ou des relations interpersonnelles). Nécessité d’une hospitalisation pour éviter des conséquences dommageables pour le sujet. Exclure les effets des substances ou des affections médicales pouvant donner lieu à des symptômes similaires.

  L’épisode mixte : L’épisode dépressif majeur et l’épisode manique réunis. CE qui le caractérise, c’est qu’il réunit tous les critères de ces 2 épisodes.

-        L’épisode hypomaniaque : C’est un épisode qui ressemble à l’épisode maniaque, mais la sévérité de l’épisode n’entraine pas d’altération du fonctionnement de la personne. Et il n’y a jamais de caractéristiques psychotiques. L’intensité est moins forte, ce qui fait que le fonctionnement reste habituel, pas de nécessité d’hospitalisation et jamais de caractéristiques psychotiques qui accompagnent le délire de la personne. Les épisodes hypomaniaques durent 4 jours.
Aucun épisode thymique ne correspondent à un diagnostique en soi. La manière dont les épisodes thymiques se combinent, ou non, chez une même personne permettent un diagnostique. Mais les diagnostique peuvent évoluer en fonction des épisodes qui peuvent changer. 

·     Les différents diagnostiques : 

Les troubles dépressifs :  

o      Les troubles dépressifs majeurs  (épisode isolé) 
o      Les troubles dépressifs majeurs (épisode récurrent) 
o      Le trouble dysthimiques : trouble qui renvoie aux personnes « dépressives ». le tableau clinique de ce trouble est :
§       Humeur dépressives pendant 1 journée, au moins 1 jour /2 pendant minimum 2 ans. Les jours où la personne a cette humeur, elle a au moins 2 autres symptômes :  (Voir la liste des 7 symptômes de l’EDM à l’exception des idées de mort, ni agitation psychomotrice, mais une perte d’espoir).
A aucun moment, on n’exclut totalement, la survenue d’un autre type d’épisode.
N.B. : Les 2 premiers diagnostiques renvoient à la dépression

Les troubles bipolaires : anciennement PMD
o      Trouble bipolaire I : Diagnostique posé dès qu’une personne fait un épisode maniaque ou mixte (au moins l’un des 2), il peut y avoir ou pas d’épisode dépressif majeur.
Dès qu’une personne fait un épisode maniaque ou mixte on peut faire l’hypothèse d’un trouble bipolaire, il peut avoir ou pas d’épisode dépressif majeure

o      Trouble bipolaire II : dans l’éventualité ou une personne présente un EMD suivit ou précédé d’un épisode hypomaniaque (mais jamais de maniaque)

o      Trouble cyclothymique : même idée que le trouble dysthimiques, sauf qu’on ne le prend pas par rapport à l’EMD mais par rapport au trouble bipolaire. C’est aussi un trouble qui s’étale dans le temps (dure au moins 2 ans) avec l’alternance de nombreuses périodes lors desquelles le sujet présente des épisodes hypomaniaque ou des symptômes dépressifs sans remplir les critères de l’EMD.

N.B. : Dès qu’il y a un épisode maniaque ou mixte, on parle de bipolarité

 Les spécifications : ce sont des caractéristiques qui servent à décrire avec plus de précision les épisodes thymiques en eux-mêmes :
o      Episode thymique avec caractéristiques psychotiques : en EMD ou en épisode maniaque, le sujet peut présenter des idées délirantes ou des hallucinations. La personne qui fait un état dépressif majeure peut présenter des idées délirantes, mais elle n’est pas psychotique pour autant. Dans ce cas là, on regarde si les idées délirantes ou les hallucinations sont congruentes à l’humeur ou pas.
§       congruentes : épisode maniaque et se prend pour Dieu, idées délirantes de types mégalomaniaques => idées délirantes congruentes à l’humeur.
§       Non congruente, les idées sont autres.
o      Episode dépressif majeure avec caractéristiques mélancoliques : EMD d’une certaine nature, avec un certain tableau clinique et les signes au premier plan sont :
§       la présence d’une humeur dépressive marquée par l’importance de la culpabilité, de la dévalorisation et le pessimisme.
§       Une absence de plaisir (anhédonie) et aussi une anesthésie affective (elle ne montre et ne sent rien).
§       Une forme d’insomnie particulière marquée par le réveil matinal précoce lors duquel l’humeur dépressive est encore plus forte
§       Un ralentissement psychomoteur important
§       Une perte de poids (anorexie)
N.B. : Sur le  plan clinique, ce type d’EMD inclus souvent une hospitalisation, car forme inquiétante d’EMD avec un risque de passage à l’acte suicidaire au moment du début du traitement.


Chap.3 : Sémiologie des principaux troubles névrotiques

On fait référence à une réalité clinique qui présente un certain nombre de caractéristique :

o      Trouble mentale dans lequel la perturbation prédominante est un symptôme ou un groupe de symptôme faisant souffrir l’individu. Reconnu par l’individu comme inacceptable et étranger à sa personne. Dans ce type de trouble la personne souffre d’une symptomatologie qui produite de la souffrance et il se sent étranger à sa et ne veux plus avoir cette perturbation.
o      Le sens de la réalité est globalement intact. Pas d’idées délirantes.
o      Le comportement de la personne n’est pas activement opposé aux principales normes sociales de son environnement même si le fonctionnement peut être sérieusement altéré.
o      La perturbation est relativement constante ou récurrente en l’absence de traitement et ne se limite pas à une réaction transitoire à des facteurs de stress.
o      Pas de causes organiques mais d’origine psychique.


è    5 névroses majeures (découverte à l’époque de Freud) :

N.B. : Tous les types de névrose se retrouvent dans le chapitre des Troubles anxieux 
o      La névrose obsessionnelle =Le trouble obsessionnelle compulsif 
Un des diagnostique des troubles anxieux, le tableau clinique ressemble à celui de la névrose obsessionnelle. Caractérisé comme son nom l’indique, par 2 grands types de symptômes :
-        Les obsessions : idées, représentations ou images (sentiments…) qui ont la caractéristiques de s’imposer au sujet de manière répétée et incoercible (= on ne peut lutter contre ce qui s’impose à lui). On peut rencontrer des objets non limitatifs dans ces idées. Grandes constantes comme par exemple :
o       des pensées répétées autour de la contamination (peur d’être contaminé) notamment en serrant les mains,
o       le doute : ou la crainte d’avoir fait quelque chose ou non, des doutes autour d’action nuisible que l’on aurait faite à son insu.
o      Un besoin impératif de mettre les choses dans un ordre particulier. Pas forcément lié à la propreté ou au ménage, plus lié à un certain agencement dont la logique échappe à quelqu’un d’extérieur, si quelque chose, peut provoquer une angoisse extrêmement forte.
o      Crainte de passer à l’acte, de faire quelque chose de violent,
o      Des images sexuelles, pornographique, que le sujet n’arrive pas à contrôler.

Le sujet tente par tout les moyens de s’en débarrasser, de l’ignorer, de la supprimer ou encore de la neutraliser par soit une autre pensée (certaines pensées sont des compulsions, et certaines compulsions sont des pensées) ou alors pas des actions.
N.B. : quelqu’un obsédé par le doute va mettre en œuvre des opérations de vérifications, ou si le doute porte sur la fermeture de la lumière ou le gaz, va vérifier plusieurs fois si cela à bien été fait.
-        Les compulsions : elle ressemble dans le domaine de l’action à l’obsession dans le domaine de la pensée. Actions qui s’imposent au sujet avec la même force que les obsessions elle-même. La compulsion à généralement pour objectif de prévenir une angoisse ou de la réduire. On trouve des compulsions classiques (plus fréquentes) :
o      Le lavage et le nettoyage à répétition
o      Le comptage, compter n’importe quoi
o      Les actions de vérifications.
o      Le fait de répétée certaines actions ou de disposé certaines choses dans un certain ordre est aussi très fréquents.
o      Demander en permanence d’être rassuré, la personne se sent obligé de faire l’action en question, mais elle peut le faire soit pour éviter quelque chose se produise qui  l’angoisse, soit pour empêcher une autre compulsion.

Combinaisons des 2 types de symptômes, mais certaine personnes, prépondérances des obsessions et peu de compulsion et inversement, ou les 2 types de symptômes s’articulent.
L’obsession devient pathologique, c’est quand la personne commence à être envahi par les obsessions et les compulsions et passe beaucoup de temps à les effectuer (1h par jour minimum), on peut envisager un diagnostique de trouble obsessionnel compulsif. Le sujet se rend compte que ses compulsions, son angoisse est irrationnelle et excessive
Pas de délire dans le trouble obsessionnel compulsif.

ð     Conséquences : souffrance chez la personne avec potentiellement des complications dépressives  et/ou un passage à l’acte suicidaire et une perturbation importante du fonctionnement social (personnel, familial, professionnel).

2 tendances : c’est un trouble qui a des gradations, on peut vivre toute sa vie avec OU personne qui est paralysé par son trouble, peut être amené au suicide, de manière à se libérer de la souffrance qu’il vit. Ce sont des personnes qui sont en générales très intelligentes car capable de faire plusieurs choses à la fois, de traiter plusieurs problèmes en même temps, en termes de calcul etc. Et sont capable de faire un lien avec tout ce qu’elle connaisse.

o      La névrose d’angoisse : 

§       La trouble anxiété généralisée :

Anxiété persistante pas en lien avec une situation déterminée, qui est tout le temps là. Le sujet se fait tout le temps du souci, en permanence, il est capable de reconnaitre que son attitude est irrationnelle et excessive. On est dans la crainte que quelque chose de grave se passe, on anticipe un malheur, difficulté de concentration, sensation d’être à bout, une certaine tension motrice (tremblement, céphalée, incapacité de se détendre), une certaine agitation et des symptômes neuro-végétatifs (tachycardie, respiration rapide…). C’est un trouble qui n’amène pas les gens à consulter. Trouble plus fréquent chez les femmes que chez les hommes.

§       Le trouble panique : 

Est un trouble qui repose sur la survenue répétée de ce que l’on appelle les « attaques de paniques », c'est-à-dire une crise d’angoisse. Une  crise d’angoisse qui a des particularités :
·       elle survient de manière inattendue la première fois (symptôme de la crise d’angoisse : accélération du rythme cardiaque, transpiration, pensée de ne plus être soi-même, sentiment d’irréalité, douleurs gastriques, tremblement, frisson ou bouffée de chaleur avec peur de mort ou peur de perte de contrôle).
·      L’attaque de panique n’a pas de cause organique. 
Se complique par des craintes hypocondriaques, la personne qui vit ça va développer une anxiété anticipatoire (peur de refaire une crise de panique) et donc son niveau d’angoisse va augmenter en plus des attaques de paniques. Conduites d’évitement qui aggravent le trouble ainsi que les tentatives d’automédications.
Début pendant l’adolescence jusqu’à 35ans à peut près, c’est plus rare après.

o      La névrose phobique 

La phobie est une peur, une peur particulière, qui est caractérisée par une crainte paralysante, angoissante, déclenché par la présence d’un objet ou d’une situation déterminée qui ne présente pas en eux-mêmes de dangerosité. L’anxiété déclenché par une telle situation ne diminue pas par le faite de savoir, de reconnaitre, que la situation ou l’objet n’est pas dangereux. Caractérisé par une crainte irraisonnée, la simple évocation de l’objet ou de la situation phobogène provoque une peur anticipatrice. L’objet ou la situation est extérieur au sujet, cette phobie n’est présente qu’en présence de l’objet ou de l’idée de l’objet. Quand l’angoisse phobique disparait en son absence, le sujet adopte alors des conduites d’évitements pour ne pas être confronté à l’objet ou la situation (impossible dans certaine phobie) => stratégie d’évitement (ex : utilisation d’objet contre-phobique = protecteur contre la phobie).
§       Les phobies simples (phobie spécifique): phobie lié à un stimulus précis qui font l’objet de conduite d’évitement. On peut tout de même vivre avec sans développer des stratégies d’évitements.
§       L’agoraphobie : beaucoup plus handicapante. Ce n’est pas que la peur d’être dans un espace ouvert, mais la crainte de se trouver sans protection loin d’un lieu rassurant. On classe dans l’agoraphobie toutes les phobies liées à la peur de la foule, des transports en commun, des grands magasins, ainsi que la peur de sortir de chez soi. Mise en place de conduite d’évènements. Dans une forme grave, la personne peut se confiner chez elle, elle peut provoquer une souffrance du sujet qui est perturbé et dominé par cette phobie. Elle est diffuse dans toutes les situations où il ne se sent pas rassuré.
§       Les phobies sociales : peur marqué et persistante dans une situation sociale, mais surtout dans les situations sociales de groupe, dans une situation d’interaction sociale. 2 formes : 

-        crainte concerne les situations d’interaction sociales en générales

-        crainte concerne plus particulièrement des situations de performance en publique.

C’est une phobie qui se limite à des situations particulières (manger en publique, parler en publique..) elle peut être circonscrite à une situation d’interaction. Ou cela peut être concerne toutes les situations sociales et aller jusqu’à  la peur du regard de l’autre sur sa personne, dans les cas les plus extrême. 

Elle est spécifique, car il est difficile d’éviter des situations d’interactions sociales et en cas d’obligation de confrontation => symptômes comme nausées, besoin urgent d’aller au toilette...

Mise en place de comportement d’évitement pouvant aller jusqu’à l’isolement sociale presque totale.              
o      La névrose traumatique = état de stress post-traumatique  (EPST)

C’est une pathologie à part dans la psychopathologie, y compris dans le DSM.
Le sujet à vécu un évènement extérieur que l’on peut décrire et définir. Avoir  vécu un certain type d’évènement, réel, traumatique.
Selon le DSM, un évènement traumatique est un évènement qui comprend 2 éléments : 

1- Avoir vécu ou avoir été témoin, d’un évènement durant lequel des individus ont pu mourir, ou être très gravement blessés, ou bien menacés de mort ou durant lequel sa propre intégrité physique à pu être menacé => confrontation à la mort.

2- Une sensation de peur intense, d’impuissance ou d’horreur.

=>   Le traumatisme se définit par ces 2 éléments.

Le sujet peut continuer sa vie normalement, mais  il peut y avoir un début différer, il peut y avoir un début de symptômes quelques temps plus tard.
 
-> Les 3 grandes catégories de symptômes :

- la reviviscence traumatique : revire, se remémorer en permanence l’évènement, typique des cauchemars dans lesquels on revit le même évènement. Peut prendre la proportion de souvenir hallucinatoire.

- l’évitement : la personne évite tout ce qui pourrait lui rappeler  le traumatisme et cala va souvent de pair avec un émoussement de la réactivité générale.

- symptômes qui traduisent une activation neurovégétative : le sujet est en alerte, mais pas de manière émotionnel, mais de manière automatique, sursaut totalement disproportionné par rapport au bruit, être tout le temps à l’affut de ce qui pourrait se passer et présenter une irritabilité…

N.B. : On ne distinguait pas névrose et trouble de la personnalité à l’époque. On retrouve dans certain trouble de la personnalité, des choses qui relevaient de ces névroses aujourd’hui. Cette catégorie à été décrite à la fin du 19e siècles, à l’occasion des premières grandes catastrophes ferroviaires. Période de la 1ere guerre mondiale. Puis après la 2e guerre mondiale, soldat non blessé physiquement ou blessé mais guérie, médecin ont compris que les soldats souffrait d’un syndrome du survivant, on appelait la névrose de guerre. Et dernière période dont s’est inspiré le DSM 3, ce sont les vétérans de la guerre du Vietnam.

o      Névrose hystérique :

C’est une perturbation mettant en jeu 2 grandes séries de symptômes. La névrose hystérique a été démantelée  et on la retrouve dispersée dans plusieurs pathologies/troubles pensé comme des troubles à part entière aujourd’hui.
2 grandes séries de symptômes :
§       troubles somatoformes : symptômes sous forme somatique, physique, corporel…
Il existe différents diagnostiques des troubles somatoformes :
-        Le trouble de somatisation : trouble dont les principaux symptômes sont somatiques et assez multiple.
o      Critère A : Trouble qui commence avant 30ans et qui dure depuis plusieurs années (critère de durée).

o      Critère B : Toute une série d’antécédents somatiques ayant eu lieu durant ces années.
à Il faut au moins 4 symptôme douloureux dans différentes parties du corps (maux d’estomac, maux de tête, douleurs lombaire…).
à Au moins un symptôme sexuel : désintérêt, absence de désir, impuissance chez les hommes, règles particulièrement douloureuse chez les femmes…
à Un symptôme pseudo-neurologique qui évoque une maladie neurologique comme une paralysie, une faiblesse musculaire, aphasie, cécité, rétention urinaire.

o      Critère  C : Critère important puisqu’il s’agit d’éliminer toutes affections organiques pouvant présenter ces symptômes. Pas de causes médicales. Ou en cas d’affection, les symptômes sont disproportionnées et l’altération du fonctionnement aussi. On exclu la prise de substances.
o      Critère  D : Les symptômes ne sont pas produits intentionnellement.

Le trouble somatisation est un trouble que l’on ne peut diagnostiquer rapidement.

-        Le trouble de conversion : appellation emprunté à la théorie psychanalytique.
o      Critère A : les symptômes qui touchent la motricité volontaire et les fonctions sensorielles. Symptômes pseudo-neurologique.

o      Critère B : causes vagues. On estime que des facteurs physiques sont associés aux symptômes parce que la survenue/aggravation du symptôme est précédé par des confusions, par d’autres facteurs de stress.

o      Critère C : ce trouble n’est pas produit de manière intentionnelle ou feint.

o      Critère D : on élimine l’effet d’une substance/maladie organique. On exclu aussi le fait que le symptôme ne peut être assimilé à un comportement ou une situation culturellement déterminée.
o      Critère E : le symptôme provoque une souffrance ou une altération du fonctionnement social/professionnel OU il justifie une évaluation médicale.

On pose se diagnostique à partir du moment ou on aura éliminé le trouble somatisation voir tout autres troubles mentales.

-        Le trouble douloureux : 

o      Critère A : symptôme douloureux suffisamment forte pour que la personne s’en plaigne et que le médecin demande un examen clinique.

o      Critère B : produit une souffrance psychique ou bien une altération du fonctionnement.

o      Critère C : le même que le critère B de trouble de conversion.

o      Critère D : vécu subjectif de douleur, on exclu le fait que les symptômes soient intentionnels.
o       
o      Critère E : critère de diagnostique différentielle => on exclu le trouble de l’humeur, tout autre troubles anxieux, et tous les diagnostiques de trouble psychotiques.

Le fait de poser un diagnostique provoque une non reconnaissance implicite de la souffrance de la personne.

Il semblerait que ce type de trouble est plus fréquent chez des personnes ayant vécu des évènement traumatiques et des expériences d’agression physiques.

§       troubles dissociatifs : symptômes qui touchent la conscience.

-        L’amnésie dissociative : 

o      Critère A : le sujet ne parvient pas à évoquer des souvenirs personnels importants. Ses souvenirs sont liés à un traumatisme ou à une période stressante et son incapacité de ses souvenirs est trop importante pour parler de mauvaise mémoire.

o      Critère B : critère de diagnostique différentiel, on exclu les autres troubles dissociatif, l’état de stress post-traumatique, état de stress aigue, le trouble somatisation et les effets d’une substance ou maladie organique.

o      Critère C : souffrance ou altération du fonctionnement du à l’amnésie.

-        La fugue dissociative : Ce diagnostique est très particulier mais moins rare que la personnalité multiple.

o      Critère A : la perturbation principale est un départ soudain et inattendu du domicile ou du lieu de travail habituel accompagné d’une incapacité à se souvenir de son passé.

o      Critère B : confusion de l’identité ou adoption d’une nouvelle identité avec de nouvelles caractéristiques.

o      Critère C : on exclu le trouble épileptique, affections médicales et les effets d’une substance.

o      Critère D : souffrance et /ou altération du fonctionnement.

-        Le trouble de dépersonnalisation : 

o      Critère A : une expérience prolongées ou récurrente d’un sentiment de détachement et d’une impression d’être devenu un observateur extérieur de son propre fonctionnement mentale ou de son propre corps.

o      Critère B : pendant cette expérience, la personne conserve l’appréciation de la réalité, elle n’est pas dans un délire. Son sens de la réalité est intact.

o      Critère C : provoque une souffrance ou une altération du fonctionnement.

o      Critère D : on exclu un autre trouble comme la schizophrénie ou le trouble panique, on exclu aussi l’effet d’une substance et d’une affection organique.
§       les troubles psychosexuels (dans le DSM).
  
Chap. 4 : Les troubles de la personnalité

En psychanalyse la névrose était conçue comme forme de trouble de la personnalité  Freudienne qui avait définit l’une de ces théories autour des différents stades psychosexuels, qu’il a conceptualisé.

Pour lui, chaque stade psychosexuel correspond à une amorce de la personnalité. Si une personne est « fixée » à un stade : développement de certains traits de personnalité (tout se forme au moment du stade oral). 

Dans le DSM 4, on dénombre 10 troubles de la personnalité. Depuis le DSM 3, il consiste existe une distinction entres les affections cliniques (les troubles pathologiques) et les troubles de la personnalité (axe 2). Ils n’ont plus le même statut.

En théorie, les troubles de la personnalité ne constituent pas un trouble mental. Ils désignent une modalité d’être au monde. Les troubles de la personnalité sont très critiqués : l’équipe du DSM 5 doivent le redéfinir.

Dans le DSM, il y a une distinction de 10 troubles de la personnalité, divisés eux-mêmes en 3 grandes catégories : 

-        Groupe A : Ce sont les excentriques et les personnalités bizarres.

-        Groupe B : individus théâtraux, émotifs et changeants (personnalité antisociale, borderline, hydriomique, narcissique)

-        Groupe C : ce sont les anxieux et les craintifs.

Définition du trouble de la personnalité : 

Le trouble de la personnalité est : 

·         Une modalité durable de l’expérience vécue et des conduites qui dévient notablement de ce qui est attendue dans la culture de l’individu.
·        Cette expérience est manifeste dans au moins 2 des domaines suivants : la cognition, l’affectivité, le fonctionnement interpersonnel, le contrôle des impulsions.
·        Ces modalités sont rigides et envahissantes qui entrainent souffrances ou altération de l’état :
o       Emotionnel
o       Social
o       Familial
·        Le trouble de la personnalité s’observe dès l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

N.B. : les hôpitaux sont remplies de personnaltié borderline et les prisons de personnalités antisociales… alors que, en théorie toujours, ce ne sont pas des troubles mentaux.

Nous étudierons deux grands troubles de la personnalité :
-        La personnalité borderline
-        La personnalité antisociale

1) La personnalité antisociale 

Dans la description actuelle, la personnalité antisociale a comme caractéristiques marquantes le mépris  et la transgression des droits d’autrui. Elle recouvre les anciens troubles : psychopathie et sociopathie. De plus, il s’agit du seul trouble où l’on vérifie l’historique du patient (les manifestations avant 15ans).
Les troubles de la personnalité sont très critiqués. Dans le DSM 5 ils ont pris la décision de repenser à cette notion de trouble de la personnalité pour en faire quelque chose de plus cohérent.
Le DSM distingue 10 types de personnalité pathologiques qui sont classés en 3 grands groupes mais ces derniers sont faits en fonction de la ressemblance. 

o       Critère A : Requiert obligatoirement 3 manifestations sur 7.
-        Incapacité de se conformer aux normes sociales qui déterminent les comportements légaux, comme l’indiquent les comportements répétés entrainant de possibles (ou avérées) arrestations.
-        Tendance à tromper autrui par profit ou par plaisir, indiqué par des mensonges répétés, l’utilisation de pseydonymes, d’escroqueries.
-        Impulsivité ou incapacité à planifier à l’avance
-        L’irritabilité ou récidivité, indique par la répétition de bagarres ou altercations.
-        Mépris inconsidéré pour sa sécurité ou celle d’autrui.
-        Irresponsabilité persistante, indiqué par l’incapacité de garder un emploi ou d’honorer des obligations financières
-        Absence de remords, indiqués par le fait d’être indifférent ou de se justifier après avoir blessé, voler ou maltraiter quelqu’un.

o      Critère B : l’âge. L’individu doit avoir l’âge légal de 18ans pour être déterminé antisocial.

o      Critère C : présent dans le DSM 4.

Les antécédents vont être vérifié si avant ses 15ans, un troubles de conduites a été consigné, définit par les 4 critères suivants : 

-        Agression de personne ou animaux
-        Destruction de biens matériels
-        Fraude ou vol
-        Violations graves de règles établies
-         
o      Critère D : si ces comportements surviennent lors d’une schizophrénie ou d’épisode maniaque, exclusion du trouble de la personnalité.

N.B. : le groupe de travail du DSM 5 veut annuler le critère C et modifier le critère B.
Le traitement est difficile car on ne reconnait pas le problème. Il peut être mis en place en parallèle d’un travail imposé par une sanction pénale. Quand des traits de la personnalité borderline, le traitement peut avoir lieu et a des chances d’aboutir.

2) La personnalité borderline

Selon la CIM-10, il s’agit d’une personnalité de type instable. Le nouveau nom proposé serait « trouble de la régulation émotionnelle ».
Il y a un débat également autour de la traduction française, qui n’est pas assez précise et stigmatise les patients.
La personnalité borderline désigne l’instabilité des relations interpersonnelles, de l’image de soi, des affects accompagnés d’une instabilité/impulsivité marquée.

o      Critère A : Il existe 9 manifestations pour déterminer la personnalité borderline. Il en faut un minimum de 5 pour être déclaré : 

-        Efforts effrénés pour éviter l’abandon (réels ou imaginaires), mise en place de comportements adaptés
-        Mode de relations interpersonnelles instables intenses, caractérisé par l’alternance entre des positions extrêmes (idéalisation excessive, dévalorisation extrême de l’autre).
-        Perturbation de l’identité (instabilité marquée et persistante de l’image de soi)
-        Impulsivité dans au moins 2 domaines potentiellement dommageables pour le sujet (dépense,  sexualité, crises de boulimie, conduite automobile dangereuse, gestes, menaces suicidaires, automutilation…)
-        Instabilité affective due à une réactivité marquée de l’humeur (dysphorie à la fois, ou autre chose), humeur instable
-        Sentiment chronique de vide.

o      Critère B : Avoir plus de 18ans.



Chap. 5 : Les troubles du comportement alimentaire
On parle ici essentiellement de 2 diagnostiques :
-        L’anorexie mentale
-        La boulimie

1. L’anorexie mentale :

En latin, anorexia nervosa, car l’anorexie est aussi organique puisqu’il y a un arrêt de l’alimentation et c’est aussi un symptôme qui peut survenir dans différentes pathologies mentales (ex : la dépression). Maladie établit à partir des années 40.
Mais là on parle d’un trouble spécifique où le fait de réduire sa consommation alimentaire est le symptôme principal. La personne est focalisée sur son poids en permanence, au gramme près.

·        Critère A : Refus de maintenir un poids égale ou supérieur au poids minimum normale (beaucoup plus fréquent chez les femmes, débute à l’adolescence entre 12 et 16ans à début précoce).
La personne considère que le poids minimum normal est trop important, elle vise un poids inférieur.
N.B. : l’anorexie commence très tôt, le poids normal n’est jamais atteint (-15%). A -25% du poids normal, on commence à soupçonner une anorexie mentale. On trouve une certaine intentionnalité de maintenir un poids en dessous de la normal. Le plus fréquemment, l’anorexie mentale commence par un régime. C’est la sensation de maitrise de soi qui entraine une chute plus importante dans l’anorexie.

·        Critère B : Peur intense de prendre du poids même avec un poids anormalement bas. Ce refus est lié à cette peur. La définition d’être grosse est très personnelle.

·        Critère C :
o       La forme et le poids du corps sont perçus de façon anormale. La personne a une mauvaise perception de son corps malgré le fait qu’elle soit maigre.
o       Le jugement porté sur soi-même est indument influencé par la forme et le poids du corps.

·        Critère D : pour les jeunes filles, l’aménorrhée (= disparition des règles) est un symptôme de l’anorexie mentale. On constate qu’il y a une aménorrhée quand il y a une absence de règles durant 3cycles consécutifs, mis à part le fait d’une grossesse. Chez les hommes, c’est le dysfonctionnement ou la disparition de la libido et l’impuissance sexuelle qui sont des symptômes de l’anorexie mentale.

On trouve 2 grands types cliniques d’anorexie mentale : 

-        L’anorexie mentale de type restrictif : la personne restreint sa consommation de nourriture. Elle ingère très peu d’aliment.

-        L’anorexie mentale du type boulimique : on la diagnostique dans 80% des cas. La personne a un comportement d’ingestion de nourriture (crise boulimique) avant de mettre en place des comportements compensatoires pour maintenir un faible poids comme induire un vomissement, la prise de laxatif ou de diurétique, une activité physique et sportive intense.
C’est une pathologie qui est potentiellement grave. On évalue le taux de mortalité entre 5 et 10% des cas. Les causes de la mort sont diverses, l’organisme se détraque.
Le vécu est très variable selon les cas, l’anorexie dépend de ce qui peut changer la vie de la personne à tomber dedans, un évènement destabilisant à potentielle dépressif pouvant poussé la personne à tomber dans l’anorexie. Parfois, il peut y avoir un retour à l’état initial comme il peut y avoir des périodes de rechutes dans l’anorexie.
On trouve cette pathologie principalement dans les pays à cultures occidentales, industrialisées, dans un certain environnement économico-culturel.

2. La boulimie

C’est une pathologie relativement récente dans sa description et leur inclusion dans la maladie mentale. Il a été établi à partir du DSM 3.

·        Critère A : épisode récurrent d’hyperphagie incontrôlée => prise alimentaire d’une quantité de nourriture largement supérieur à celle de la plupart des personnes qui mangeraient dans le même temps et les mêmes circonstances. Elle est accompagnée d’une impression de ne pas avoir le contrôle de quantités ingérées ou d’avoir la possibilité de s’arrêter sur nu temps relativement bref.

·         Critère B : le sujet va mettre en œuvre des comportements compensatoires de façon à éviter la prise de poids (vomissement, faire du sport…). La personne n’est pas forcément en surpoids et n’a pas forcément un poids supérieur à la normale.

·        Critère C : on parle de diagnostique à partir du moment où il ya une moyenne de 2 crises par semaines pendant 3 mois.

·        Critère D : le jugement porté sur soi-même est très influencé par la forme et le poids du corps. Il y a une préoccupation très présente de l’image corporelle.

·        Critère E : ce trouble n’intervient pas lors d’une anorexie mentale.

Le trouble alimentaire donne lieu à des discussions sur les différentes cultures. L’anorexie mentale et la boulimie sont inclues dans le DSM 4 comme troubles pathologiques pouvant toucher n’importe qui.

 « Syndromes liés à une culture donnée »

Annexe i du DSM :
Il s’agit d’une liste de 25 items donnés dans une langue autre que l’anglais et qui désignent des syndromes que l’on trouve dans une culture particulière. Cette liste n’apparait que dans le DSM 4. Ce groupe de travail était chargé de faire des recommandations dans le domaine de la psychiatrie.
Résultats :
-        Formulation du DSM 4 (tenir compte de la culture de la personne)
-        Mentionner le syndrome lié à une culture précise  (certaines pathologies ne sont signalées que dans certaines régions et certaines cultures). On trouve 250 pathologies mais on n’en retient que 25 à celles qui sont les plus susceptibles d’apparaitre, les plus courantes et les plus impressionnantes.
Ce concept a été inventé par une psychiatre japonais.
Définition du DSM 4 : «  Ces schémas sont considérés par les autochtones comme des maladies ou au moins des infections la plupart du temps[…] sont limités à des zones de cultures qui correspondent à des catégories de diagnostiques locales, traditionnelles qui correspondent de façon cohérente à certains observations et expériences répétitives stéréotypés et perturbantes.
La dernière pathologie de la liste des 25 est la « Zar ». le Zar est une possession d’un individu par des esprits. Les possédé par des esprits peuvent subir des épisodes dissociatifs qui peuvent se manifester par des cris, des rires, des pleurs, se cogner la tête contre les murs…Les personnes peuvent être apathiques, repliées sur elle-même, refuse de se nourrir, de faire des tâches quotidiennes, ou peuvent développer à long terme une relation avec l’esprit possesseurs. Le calment (où se développe la maladie), un tel comportement n’est pas considéré comme pathologique. Le Zar parle à la fois des esprits, de leur possessions et de l’aboutissement avec la relation possédé-esprit.
NB. : Ces syndromes ne correspondent pas à la psychiatrie occidentale, ils ne trouvent pas de place dans le DSM. Pour les psychiatres/psychologues occidentaux, ils reflètent de nouvelles façons d'être malades et de nouvelles méthodes pour soigner.
Les trois syndromes suivants ont pour origine la culture malaisienne mais peuvent également avoir lieu dans d'autres parties de cette région du mon (Malaisie, Thaïlande, etc.).
·        Amok :
Il s'agit d'une 'course à la mort' et concerne principalement les hommes malais. Suite à une insulte ou à un manque de respect, le syndrome se développe et se scinde en deux parties : dans un premier temps, l'individu atteint de Amok entre dans une phase de grand calme, une période d'abattement : ressemblant presque à la dépression, ces derniers sont abattus et gardent une position figée. Mais, petit plus, l'individu fixe un 'keris' (ou kris ou kriss), un poignard ou sabre malais (formant plusieurs courbes et se terminant par une pointe) d'origine militaire, lors de cette phase de grand calme.

Puis, dans un deuxième temps, le malais est pris d'une 'folie meurtrière' : à l'aide du Keris, il tue tout ce qui se trouve sur son chemin (animaux, hommes...) pour retrouver son honneur bafoué. La seule façon de l'arrêter est simplement la mort. Il peut arriver que l'individu en crise d'Amok réchappe de cette mise à mort. Si tel est le cas, la crise de folie meurtrière est suivie par une amnésie complète des faits (folie, meurtres commis).
Nous pourrions comparer le Amok par un épisode dissociatif du DSM.
·        Latah :
Il s'agit d'un phénomène de contagion psychique et concerne une majorité de femmes. C'est une réaction mimétique provoquée par une grande surprise ou une intense frayeur. Ce syndrome de Latah est caractérisé par des écholalies et des échopraxie.
Exemple : « C'est l'histoire d'une vieille femme malaise qui rencontre un tigre sauvage. Prise de peur, elle a une crise de Latah et imite le tigre (rugissements, comportement animal). Le spectateur de la scène note également que le tigre, pris de peur par la réaction de la femme, s'est enfui. »
La crise de Latah peut également s'accompagner d'un comportement violent, où la femme ne peut s'empêcher de proférer des propos orduriers (cf. Gilles de la Tourette) Ce syndrome dure uniquement le temps de la frayeur.
·        Koro :
Ce syndrome concerne aussi bien les hommes que les femmes. Il est caractérisé par une angoisse envahissante accompagnée par des hallucinations somésthésiques (hallucinations concernant le corps) particulières : en effet, celles-ci ont pour seul 'sujet' les organes génitaux !
·        l'homme a l'impression que son pénis « s'invagine ».
·        la femme ressent également une invagination de son vagin/utérus', plus profonde encore qu'ils ne le sont déjà, mais cela concerne également les seins de l'individu féminin.
Ces hallucinations déclenchent de violentes douleurs et l'impression d'une mort imminente.
Le koro survient en crise chronique et peut déclencher des 'épidémies'. Dans le DSM, le trouble psychotique bref ou la crise de panique peut s'apparenter à ce syndrome. Mais il ne peut être catégorisé en tant que tel !
Le syndrome qui suit est typique de l'Amérique Latine.
·        Susto :
Tout comme le Zar, on ne peut parler du Susto sans invoquer la guérison qui s'accompagne de ce syndrome. Lié à la frayeur, la plupart des sociétés traditionnelles indiennes d'Amérique Latine possèdent des systèmes spécifiques de guérison pour ce syndrome qui trouve naissance suite à un événement effrayant. Le susto provoque le départ de l'âme hors du corps, ce qui cause malheur et maladie pour le sujet privé d'âme.
Quand on parle de Susto, il s'agit déjà d'une explication : peut-être s'agit-il d'une dépression, une suite de malheurs dans la vie de la personne qui surviennent après le fameux moment effrayant. Le susto a pour symptomes des problèmes relationnels mais aussi des douleurs physiques : douleurs gastriques, maux de têtes... Le susto possède différents tableaux cliniques : tout dépend de l'individu qui le subit. On peut craindre la mort de l'individu dans certains cas.
Dans la culture indienne latine, ce serait la Terre même (considérée comme une déesse) qui aurait profité de la vulnérabilité de l'individu (la êur) pour voler son âme.
Les guérisons rituelles se concentrent sur le rappel de l'âme dans le corps, via des drogues que le guérisseur ingère (pour l'exemple, en occident, pour pratiquer ce genre de rituels, ce serait le praticien (psychologue ou psychiatre) qui devrait prendre les neuroleptiques du patient pour le soigner...).
Dans le DSM, le Susto pourrait s'apparenter aux tableaux cliniques du syndrome de la dépression, du stress post-traumatique ou des troubles somatoformes (symptômes physiques) mais cela renvoi uniquement à la cause 'perte d'âme'.
George Devereux a dit de ces différents syndromes : « Il s'agit d'une manière culturellement codée d'être malade... »

EXEMPLES DE L'EXERCICE ATTENDU POUR LA SECONDE PARTIE DU PARTIEL, voir plus tôt dans le cours la méthodologie complète pour le diagnostic de cas.
Rappel : ne pas confondre les symptômes actuels des antécédents ! De plus, il faut justifier les symptômes relevés en citant le texte.

OBSERVATION N°1 : Mme M.

2 hypothèses attendues :

1.      Episode Depressif Majeur (et/ou chronique) :
·        ralentissement psychomoteur ;
·        insomnie ;
·        humeur dépressive ;
·        sentiment d'abandon ;
·        perte d'appétit ;
·        perte d'intérêt et de plaisir ;
·        idées suicidaires ? (pas assez explicites et le faire remarquer dans la discussion)
2.      Etat de stress post traumatique.
·        événement traumatique ayant déjà eu lieu (accident domestique) ;
·        émoussement émotionnel ;
·        voir quelques signes de l'EDM ;
·        mais il n'y a pas de reviviscences traumatiques, néanmoins.
Il peut également s'agir d'un trouble bipolaire.

OBSERVATION N°2 : Mr T.

2 hypothèses attendues.

1.      Troubles Obsessionnels Compulsifs.
·        obsessions nombreuses ;
·        craintes de provoquer une catastrophe par inadvertance ;
·        rapports gênés autour de l'hygiène ;
·        compulsion (vérification des ampoules) ;
·        mise en place d'une action compulsive liée à l'hygiène corporelle (ne pas manger ni boire) ;
·        calculs mentaux compliqués ;
2.      Schizophrénie.
·        « l'autre moi »
·        l'obsession du doute ;
·        la voix qui commente ses moindres faits et gestes ;
·        idées délirantes ?;
·        voir quelques symptômes du TOC.

RAPPEL COURS : L'épisode mixte concentre tous les signes de l'EDM et de l'épisode maniaque, EN MEME TEMPS.

METHODOLOGIE A SUIVRE POUR UNE ANALYSE : 

Etape 1 : établir un relevé des signes cliniques

Établissement des signes cliniques du sujet en commençant d’abord par donner le sexe et l’âge du sujet et en faisant une liste. Cette liste doit être séparée en 2 niveaux :
-        Les signes cliniques/symptômes actuels
-        Les antécédents que le sujet a pu présenter dans le passé.
En présence d’idées délirantes, on cherche à connaitre le mécanisme en jeu, le ou les thèmes dominants, la structure du délire, observé et préciser le degré d’adhésion du sujet à l’idée délirante.

Etape 2 : rendre compte des antécédents et faire une ou plusieurs hypothèses diagnostiques.

Etape 3 : Discussion diagnostique 

Explications des arguments qui nous permettrai de confirmer l’hypothèse diagnostique ou de l’écarter des autres ou de préciser les informations complémentaires nécessaire pour comprendre.
Expliquer ce qui nous permet de confirmer cette hypothèse ou ce qui nous permet d’en choisir une autre.

mercredi 5 mars 2014

Initiation à la méthode des tests (Bourdais)

I. Introduction théorique : Histoire des tests (et de la psychologie différentielle) 

La psychologie différentielle naît en même temps que les tests.

1) L’associationnisme et le 1er laboratoire de Psychologie expérimentale de Wundt 

L’associationnisme de Wundt est basé sur la réaction à l’introspection. C’est l’idée de dire que la complexité psychique humaine doit être segmentée pour travailler sur des éléments psychiques simples. Lorsque l’on réassociera ces éléments on tombera de nouveau sur la complexité psychique.
Wundt veut mesurer tous les éléments psychiques simples -> Si l’on mesure les choses, on est scientifique, on va atteindre la possibilité, les justifications scientifiques. Cela passe aussi par la description physique, au-delà des faits psychiques.
L’associationnisme repose sur les idées philosophiques empiriques car témoigne de la façon dont l’être humain construit ses expériences en fonction des connaissances qu’il a. Puis sur un 2e principe : le réductionnisme => les phénomènes psychiques complexes peuvent être décomposés/réduit en phénomène simple/élémentaire que l’on réassociera. La perspective mécanistique => Ces processus non contrôlé par le sujet, influencé par l’extérieur, le sujet est passif, le contrôle est déterminé par les éléments extérieur.
ASSOCIATIONNISME = EMPIRISME + REDUCTIONNISME + MECANISTE
Mais la philosophie différentielle est postérieure à Wundt.
Si il y a des variations interindividuelles, il n’y a pas de mesure = c’est impossible (erreurs de mesures..). Les êtres humains sont égaux et vont agir de la même manière et si il y a des différences => Problème avec l’outil de mesure.

2) Galton : père de la psychologie différentielle et cousin de Darwin. 

Galton se place dans une perspective différentialiste, il est cousin de Darwin et élève de Wundt, mais ses travaux sont marqués par l’évolutionnisme de Darwin et l’idée de sélection naturelle et d’hérédité. Pour Darwin, le milieu va influencer l’évolution des espèces, les interactions entre les espèces et leur environnement est important.
Galton veut appliquer à la psychologie expérimentale les principes du darwinisme. Il va faire une étude qui va lancer le début du mouvement eugéniste. Il fait une expérience sur 300 familles, la moitié étant des familles dont les membres ont réussit socialement (médecin, avocat, magistrat…) et l’autre moitié des familles dans lesquelles il n’y a pas de réussite sociale (mineure, facteur, ouvrier..).

L’eugénisme est appliqué à l’espèce humaine seule, selon les principes du darwinisme. L’eugénisme cherche à l’intérieur de l’espèce humaine, le meilleur être humain avec les meilleures performances dans tous les domaines etc.
Galton utilise les outils de Wundt et récuse le postulat de Wundt grâce à cette expérience (postulat étant l’inverse du darwinisme). Et il va comparer des familles mais surtout leur arbre généalogique.
> on est héréditairement dans la réussite sociale ou non.
Les différences interindividuelle, sociale ou les fonctions simples, sont héréditaires. C’est la base des différences interindividuelles. Il va développer les outils statistiques dont il a besoin pour prouver scientifiquement qu’il a raison comme la corrélation. Création du premier laboratoire anthropométrique qui va s’intéresser aux variations interindividuelles.
> Théorie des aptitudes, fondatrices de la psychologie différentielle qui amène à concevoir les premiers tests (100ans plus tard).

N.B : Pour l’eugénisme qui chercher à crée une race humaine meilleure, on peut faire un parallèle avec le nazisme et le fascisme. L’idée de départ était d’améliorer l’espèce humaine, le rendre toujours plus compétente, plus performante. Le problème c’est qu’il faut alors éliminer les « ratés » de l’espèce, les plus faibles. Velléités très forte. Stérilisation de certaines femmes, interner certaines personnes pour les écarter, soutien financier de certaines familles, éviter d’en soutenir d’autres : va avec un programme politique. Sans parler alors du régime nazi.

3) J.MK. Cattel & Spearman : deux contributions importantes. 

1883-1886 : à Leipzig, Cattel travaille sur les temps de réaction et se dit que tout ce que l’on a mesuré c’est l’intelligence. Avec Spearman, ils vont mettre au point des indices de corrélations pour voir si les mesures vont dans le même sens => facteur de corrélation/d’intelligence.
Il va mettre en place des indices statistiques et un jour, il va corréler toutes les mesures de Wundt et de Galton (processus psychiques élémentaires) avec la réussite des enfants à l’école. Mais il n’y a aucune corrélation. Toutes les études vont être abandonnées et il laisse tomber les idées de mesure. Mais Spearman reprend et continu les tests pour l’intelligence et s’intéresse aux différences interindividuelles avec Galton en essayant de trouver ce qui fait ces différences, notamment l’intelligence quotidienne (ou intelligence pratique) et va essayer de la corréler avec les premières mesures perceptives de Wundt.
Ces auteurs vont avoir l’idée que si il y a corrélation entre 2 variables, alors peut être qu’une 3e variable explique cette corrélation.
Docimologie : étude des notes à l’école à grand domaine référentiel à la psychologie différentielle.
Mesure psychophysiques : Galton était au service de la politique.
Eugénisme : la race blanche supérieur

Théories des aptitudes : idée que les aptitudes sont diverses et non hiérarchisées au début des années 60 : qualitatif et non quantitatif à seul point important de Galton.
Spearman : intelligence quotidienne liée avec les mesures psychophysiques. Il va développer des analyses de corrélations.
Corrélation : sert à voir le lien qu’il y a entre 2 variables, par exemple entre les notes en psychologie clinique et les notes en psychologie cognitive.
Schéma : corrélation nulle

Idée derrière la corrélation : il y a des présupposés communs. Il y a un 3e facteur explicatif qui vient expliquer pourquoi il y a un lien fort entre les 2 premières variables. On supprime toute idée de causalité l’une envers l’autre. Il y a un mécanisme commun derrière qui influe.
Schéma : corrélation négative

Travaux de Spearman : corrélation et explication : analyses
Si la corrélation est positive, alors le facteur explicatif caché derrière ne peut être que l’intelligence.

4. Binet et son EMI 

En France, Charcot (travaux sur les hystéries : médecin qui va fonder la psychiatrie en France fin 19e siècle : « les mardis de Charcot à la Salpêtrière). Travaux de Charcot : hypnose à travers l’hypnose, une partie des symptômes est levée.
En France, on s’intéresse à la psychologie au niveau pathologique et Charcot va transmettre son laboratoire à Janet en 1980.
Ribot est celui qui fonde la chaine de psychologie du collège de France et qui va propulser Henri Piéron dans le monde de la psychologie et il va proposer la psychologie expérimentale. Dumas en 1901 était en charge de la chaine de psychologie à la Sorbonne.
EMI : échelle Métrique de l’Intelligence à inventé par Binet

Binet vient assister aux Mardis de Charcot et tente de se positionner dans la psychiatrie. Il récupère le laboratoire de charcot de la salpetrière. Il n’est ni médecin, niélevé dans l’esprit de la psychologie. C’est pourquoi il veut s’inscrire dans ce monde et y laisser son nom. Alors il invente l’EMI.
Dès le départ, Binet s’intéresse à l’intelligence. Il ne s’inscit pas dans la psychologie mais prend une voie expérimentale. Pour lui, il veut s’intéresser directement à l’intelligence.
Correction du texte :
Pédagogie individuelle à caractéristiques physique, intellectuelles et morales. La laboratoire est dans l’école. L’assemblée générale de la société libre rassemble : directeurs
d’école, parents, élèves et expérimentateurs (scientifiques). Cette AGSL est construire dans une école : tout le monde réfléchie ensemble pour améliorer l’école. Les classes sont constituées d’élèves d’âges différents et de classes sociales différentes, d’où l’importance de cette expérience. Les parents ne sont pas contre cette expé, ils y participent même car il y a une soif de savoir, de connaissances.
Le maitre est présent pour éduquer et enseigner aux élèves. La cantine est là pour fournir un repas chaud, et notamment aux enfants démunis, pauvres qui n’auraient peut être pas de déjeuner s’ils rentraient chez eux. Elle tente de fournir au moins un repas par jour aux enfants. Le maitre doit aussi repérer dans sa classe les élèves démunis pour les emmener à la cantine. Le maitre n’a pas assez de recul pour fournir de vraies données entre l’âge et la taille. Et binet va se fonder sur ça pour affirmer que l’intelligence grandit en même temps que l’âge et la taille.

III. Définition d’un test 

1. Définition d’un test 

1- Définition de Henry Piéron (1933) :
« C’est une épreuve définit qui a une tâche à remplir identique pour tous les sujets avec une technique précise d’appréciation du succès ou de l’échec avec une notation numérique »
Tâche :
* Mise en œuvre de connaissances acquises (= test pédagogique)
* Mise en œuvre des fonctions sensori-motrices ou mental (= test psychologique)

2- Définition de Pichot (1949) : 

« Test mental = situation expérimental standardisée servant de stimulus à un comportement. Ce comportement évalué par comparaison statistique avec celui d’autre individu placé dans la même situation => classé le sujet examiné quantitativement et typologiquement.
3- Définition d’Anastasi (1969) :
« Test psychologique est essentiellement une mesure objective et standardisée d’un échantillon des comportements »
> Mise en garde de R. Zazzo (1972) :

Sur la définition d’un test. Intelligence différente liées à une des attitudes différentes => Piéron met en garde sur l’EMI de Binet. Pas de modification de l’EMI => le NEMI qui est un réétalonnage de l’échelle de mesure de Binet en 1949. Entre temps, le test EMI s’oriente vers un test Q.I.
Si le test est un modèle de fonctionnement psychique, ne vaut pas grand-chose quand on en connait pas le secret de fabrication.

* Postulat de l’Essence : postulat de l’existence des dimension psychologiques que l’on mesure.
Les tests sont basés sur l’idée de mesurer quelque chose qui existe. Par exemple, l’existence de l’intelligence chez l’être humain, alors on peut la mesurer. On a jamais démontré empiriquement que l’intelligence existe => c’est un postulat, une construction conceptuelle que l’on définit pour délimiter l’intelligence et ainsi la mesurer. On peut dire pareil pour l’angoisse ou la dépression.
D’une part, on pari que cela existe et surtout de façon stable, saisissable, durable chez les individus => cela nous constitue (= essence).
C’est une conception occidentale de la nature humaine qui n’est pas définit, qui est très culturelle et locale. Il y a des conceptions de l’Homme où seul existe les faits, observables, ephémère qui ne constitue pas la personne en elle-même.
* Postulat de contingence (Chercher sur internet)


2. Etape de construction d’un test 

* Cadre de référence théorique : Savoir par rapport aux dimensions psychologiques, la mesure de l’intelligence par exemple, n’avait pas de cadre théorique pour la construction du test. Caractéristiques :
> Revue de littérature : voir ce qui a déjà été écrit sur le sujet, les publications empiriques, pratique sur le sujet à traité.
> Analyser les instruments : ayant un lien avec ce que l’ont veut mesurer
> Description de la dimension psychologique que l’on cherche à évaluer
* Le choix du dispositif : observation, questionnaire, expérience, manipulation. Il est lié à la première étape et aussi aux buts que l’on cherche à atteindre et dans ces dispositifs on a la question de savoir si le test doit être individuel ou collectif. Ainsi qu’à la notion de durée, combien de temps que l’on consacre à cette évaluation.
Caractéristiques :
> Combien de dimension psychologique on veut évaluer avec les sous-catégories de dimensions ou non, combien d’item par dimension…
> La population à laquelle on destine le test se caractérise différemment. Caractéristique basique comme l’âge mais aussi, selon les études, les caractéristiques de la population (étudiant, autiste, ouvrier…)

* Mise en forme des items : un certain nombre de caractéristiques sont requises au minimum. Les tests verbaux ont seulement des items verbaux.
Caractéristiques :
o Les items ne doivent pas contenir d’ambigüité, c'est-à-dire que si l’on attend une seule réponse, ile ne doit pas u avoir de piège, une seule réponse plausible.
o Items courtes
o Une seule réponse possible, ou si plusieurs, on doit les définir.
o Pas d’erreur dans la question
o Rédaction correcte : en langage écrit et doit respecter les règles de grammaire et d’orthographe de la langue écrite.
o Doivent mesurés la dimension souhaitée et pas une autre. C'est-à-dire qu’il faut faire attention à ne pas mélanger les items.
o Caractérisé par l’ensemble des réponses qui répond à tel item ou tel item (item ouverts) à test exploratoire pour voir les réponses possibles. A partir de là, on peut choisir les questions que l’on peut poser pour obtenir les réponses attendues.

* Evaluation et sélection des items : on choisit un premier échantillon à qui on destine le test. Puis on applique le test et on fait subir aux réponses les statistique habituelles pour voir comment se « balade » les réponses, si elles correspondent aux statistiques habituelle.
Analyse statistique :
* Toutes les réponses où les gens répondent correctement (à 100%) à enrichissement de la partie théorique de la psychologie car développement quasi-inexistante. On ne les met pas dans le test.
* Vérification de la variabilité des items grâce à la loi normale
* Série d’analyse item par item puis sous-catégorie par sous-catégorie.
* Typologie de l’individu => corrélation qui amène à valider ou invalider le test.
> Amène à conserver, modifier ou supprimer des items et/ou des groupes d’items. Processus d’ajustement des items pour obtenir un bon test pour se faire en X fois.

* Deuxième version du test et on applique : nouveaux un échantillon que l’on espère définitif.
> Etalonnage du test à étalon : groupe de référence qui caractérise la population de référence par ce test.
Il va nous dire ce que l’on peut comparer ou non l’individu en fonction de cet étalonnage qui nous donne la situation de l’individu que l’on a testé.
> Groupe de référence auquel on fait passer le test qui existe grâce aux résultats de cette population de référence.
Petit à petit, les performances évoluent et il faut donc faire évoluer l’étalonnage. On vérifie si la loi normale est respecté. Les tests, l’étalonnage est basé sur cette loi normale, qu’elle suit une loi normale, que les plupart des individus aient la moyenne.
Réétalonnage = renouvellement de la population de référence.
L’échantillon est soit ciblé sur tel ou tel item, soit il est pris au hasard ou il est représentationnelle de la population générale.

IV. Exemples de Tests : 

1) Tests de personnalité (16P.F et MMPI) 

2) Tests projectifs (Rorschach) 

Comment répertorier un test ?
Schéma à suivre :
* Noms du (des) auteurs.
* Dates et historiques de la création des tests
* But(s)
* Cadre théorique de référence
* Description rapide du matériel utilisé
N.B. : les calculs (QI, population, etc.) ne sont pas requis pour ce cours.

3) Tests d’intelligences (WAIS, WISC) – Test de Wichsler 

N.B. : Différentes formes :
* WISC : 6 à 16ans
* WPPSI : 3 à 6ans période préscolaire
* WAIS : adpaté jusqu’à l’âge adulte.
Le WISC a été crée en 1967, la version française à été éditée en 1972 et 1992.
* Dates : VO : 1955 ; VF : 1958
* Cadre de référence théorique + but : Le Wichsler a été crée pour les adultes pathologiques, placés en psychiatrie. Il s’agit d’une échelle d’intelligence qui va être adaptée aux plus jeunes. Ce sont les fonctions globales qui sont mesurées. Selon Wichsler, il existe 2 Q.I. :
* Un QI verbal
* Un QI de performance
Néanmoins les 2 ne sont pas corrélés : Wichsler travaillait avec des populations pathologiques (ex : le QI peut être fiable et la performance élevée). Il ne conçoit pas d’évolution du QI. L’échelle a été construite telle que les différences interindividuelles restent visibles (toujours la même, il n’y a pas de différences importantes au niveau inter âge).
Il adopte un modèle athéorique. Il réutilise ses propres connaissances. Il s’agit d’une théorie de l’intelligence globale, il y a un perspective où l’intelligence est propre à chacun et qu’elle reste fixe durablement.
Le WISC, version 4 (2006) permet plus de différenciation des performances :
* Un indice verbal
* Un raisonnement perceptif ; mémoire de travail ; analyse de la vitesse de traitements.

La vision du WISC IV est beaucoup plus multidimensionnelle (même si il comportait 2 facettes).
Suppression de certains items. Plus proche de :
* L’intelligence fluide (situation nouvelles, réaction)
* L’intelligence cristallisée (scolaires, cf. Binet)
Wechsler a crée d’abord le WAIS puis le WISC et enfin le WPPSI.
Ces tests son régulièrement réviser(réetalonnage et modification de certains items). Le premiers WISC a été crée en 1958, après la 2nde G.M. aux Etats Unis. En cette période, les américains avait une perspective de rentabilité de l’éducation pour détecter le plus tôt possible les performances pour répartir mieux dans ce que les enfants savaient le mieux faire.
Il a travaillé avec des adultes en HP en dehors de toutes considérations théoriques d’intelligence. Par la création de ces tests, Wechsler a contribué empiriquement à l’évaluation de l’intelligence. Dans son approche, il y a une considération unidimensionnelle athéorique de l’intelligence, pour lui, l’intelligence est une caractéristique de la personne. C’est aussi une caractéristique intemporelle, car pour lui, elle n’évolue pas avec le temps. Ces tests ont donc été construit pour que l’intelligence ne varie pas.
Il veut caractériser une intelligence de façon métrique.
C’est aussi le premier test qui va travailler sur les statistiques de ces étalonnages et qui va faire un changement épistémologique de l’intelligence => la norme statistique va devenir la norme psychologique.
Plutôt que de définir qualitativement l’intelligence moyenne, là où il y a le plus de mode sur un ensemble de population, c’et la norme, la moyenne (en distribution normale).
Il va marquer al psychologie puisque l’on va désormais adopter ce point de vue statistique. CE point de vue alimente les conceptions théoriques.
N.B. : dans la révision des tests => adaptation culturelle de ces tests. Modifier des items mais surtout réetalonner en fonction d’un nouveau groupe de référence.
Le WISC 4 intègre de nouvelles considérations comme l’intelligence fluide (= ce qui nous permet de réagir à des situations nouvelles) et l’intelligence cristallisée (= rapport avec l’apprentissage scolaire).


4) Test de développement- Test de Brunet-Lézine. 

* Auteurs : Odette BRUNET et Irène LEZINE
* Dates : 1ère version (1951), 2ème version (1997)
* But : Développement psycho-moteur de
o 1 à 30 mois (1ère version)
o 2 à 30 mois (2ème version)
* Références théoriques : développement postural, coordination occulo-manuelle pour la prise en main des objets, langage, sociabilité.

* Identiques pour les 2 versions mais développement important des recherches faites pour les enfants (cf. Bruner : routines interactives)
* Ré-étalonnage des tests pour éviter les effets plafonds
* Révision test : ré-étalonnage + modification, suppression ou ajout d’items, de la population également.
N.B. : Voir les travaux de Vigotsky (apparais sur le tare, 1997 G-Froide) ; Wallon (B-L étaient ses élèves et ont empruntés des idées pour les théories globales du développement de l’enfant et son environnement social).
Le test de Brunet-Levine est un test qui évalue 4 domaines de développement => développement psychomoteur
* Le développement Postural
* La Coordination visuo-manuelle
* Le Langage
* La Sociabilité
B et L ont fait une transposition de la notion d’intelligence aux âges précoces du développement. Il doit y avoir au mons 2 passations de ce test par enfant. Dans le premier manuel, Wallon dit qu’il serait bien de faire passer le test tous les mois jusqu’à 24 mois pour vérifier que bon développement de l’enfant.
La question est de voir 4 domaines de développement qui se développe plus ou mons directement, pas de manière systématique.
> Ecarts normaux et ecarts pouvant être inquiétant sont dans le manuel.
Ce test renvoi à une perspective développementale.
Essentiellement, les parents sont interrogés aussi pour voir l’interaction avec l’adulte chez l’enfant, surtout lorsque l’enfant n’a pas envie d’interagir avec le psychologue.
La révision du test de Brunet-Lezine date de 1996, en plus de la perspective constructiviste de Piaget, de la théorie de Wallon et du maturationnisme de Gesell, on rajoute la perspective d’interaction social et du développement du langage de Vigotsky et Brüner.


IV. Les qualités métrologiques d’un test 

La métrologie est la science de la mesure, c’est ce qui deviendra plus tard la psychométrie qui s’intéresse à la mesure des aspects psychologiques.
Un premier consensus à été signé en 1931 à Moscou pour de mettre d’accord sur un certain nombre de qualités que les test devront avoir pour être dit valable en psychologie.
Si la psychométrie est une science, il doit y avoir des exigences qui soient les mêmes que pour les autres outils de mesures. C’est pour cela que les test psychométriques répondent à des exigences scientifiques

1) 1ère qualité : L’objectivité 

> Classe , hiérarchiser les individus par rapport à leurs résultats aux tests.
Le but est que le classement ne varie pas à chaque fois que l’on change de personne. Il faut pour cela que le test soit standardisé, que les conditions de passation et la cotation de l’outil de mesure soit standardisée.
Pour être objectif (= obtenir à peu près la même mesure), on standardise le test. Mais l’objectivité s’oppose à la subjectivité. On entre dans une observation armée des comportements dans laquelle on utilise un outil et on est dans une démarche opposé à l’observation non armée (à main nue, juste en regardant).
Ici, on cherche à s’éloigner de la subjectivité et du rôle que pourrait jouer la sympathie/l’antipathie et l’outil, le matériel permet de supprimer la subjectivité. Pour cela, le but est que les observateurs peuvent être interchangeables car la médiation entre sujet interrogé et interrogateur permet une hiérarchisation dans l’objectivité.
La standardisation permet une distance entre la subjectivité entre les individus.
Facteurs de subjectivité :
* L’erreur de mesure
* Du côté de l’examinateur, les variables contrôlés comme le stress, le fait de vouloir plaire. La façon dont la personne reçoit l’examen peur faire preuve de subjectivité.
* Les aspects culturels, il y a des biais culturels à l’intérieur même des tests.
* La désirabilité sociale
* Les tests projectifs : projeter son intérieur, donc subjectif (type test de Rorsach). Le matériel est standardisé mais les résultats analysés sont l’effet que l’examinateur produit sur la subjectivité de l’enfant.
L’objectivité est un idéal difficile à atteindre, du moment où il y a de l’humain, il y a apparition de subjectivité de façon non contrôlé et non contrôlable. Ce sont des objectifs auxquels on s’efforce de répondre le mieux.
Il faut également faire attention aux variations de motivation et d’émotion. La motivation peut se manifester par :
* La vulnérabilité sociale
* La représentation lié à la tâche
o Représentation de la tâche elle-même
o Représentation de ce que l’on attend d’eux
o Représentation de la difficulté de la tâche
o Représentation de la bonne réponse
L’objectivité est recherché mais rarement atteinte et pas forcément souhaitable.


2) 2e qualité : L’étalonnage (ou la graduation) 

L’étalonnage va donner du sens aux résultats individuels pour avoir une représentation du groupe de références auquel on veut comparer le test de l’individu. Il peut être variable mais c’est une étape importante de la construction d’un test.
La comparaison avec le monde de la physique prévaut en psychométrie, l’étalonnage joue le rôle de maitre-étalon dans la mesure physique de grandeurs.
Le test doit se baser sur un groupe étalon de référence et pour cela, on a différentes manières de procéder pour obtenir cette banque de donnée :
* L’échantillonnage au hasard : on part du principe que l’on aura autant de chance de tomber sur tel ou tel chose dans une population large.
* L’échantillonnage sélectionné : on sélectionne le type de population sur laquelle on veut se baser
* La stratification ou représentation proportionnelle : on prend tel pourcentage de cette catégorie de population.
* L’échantillonnage multiple : quand on fait des groupes différents selon des pathologies (par ex.), si le but du test est de différencier des groupes. On regarde comment ces groupes ont été défini.
N.B. : on n’est pas dans une perspective, une orientation bien particulière à cause du DSM. Certaines données théoriques sont absentes de l’étalonnage. Les spécialistes se disent athéorique et pourtant ils sont orientés.
Le but est d’obtenir une banque de données à laquelle on fait passer un certain nombre de statistiques qui va servir de groupe de référence pour situer l’individu. Certains étalonnages sont complexes à l’intérieur de chaque sous-population.

3) 3e qualité : la sensibilité (ou finesse de discrimination).

La sensibilité renvoie au pouvoir discriminatoire/aux orientations interindividuelles, aux différences. Il doit discriminer assez finement de manière à pouvoir classer un individu/ situer par rapport à un groupe de référence. Il répond à la question du classement des individus.
On est basé sur l’idée qu’il existe des différences interindividuelles sur la question, l’idée en question.
Les variations existent dans la mesure mais pas forcément chez l’individu. Ce n’est pas sur la bonne sensibilité du test que cela renseigne mais sur la dimension mesurée.
> Le test permet de mesurer telle ou telle caractéristique de l’individu. On ne mesure juste pas la même chose chez tout le monde.
On peut faire jouer une généralisation ou une discrimination précise d’un certain item.
Le problème est que de faire du grosso-modo psychose/névrose. Cependant, si il faut pointer quelle est la difficulté dans l’apprentissage mathématique/lecture car varie selon le temps.
La finesse de discrimination est importante d’autant plus si il faut être prudent pour pas qu’il y ait de variation dans le temps.
Il y a beaucoup de risque d’erreur.
Le but du test est aussi important sur la sensibilité.
La sensibilité pour le test d’intelligence = on utilise souvent une façon d’augmenter la sensibilité du test en introduisant des difficultés/variations interindividuelles/ des paramètres supplémentaires. On ne mesure plus la même chose => on mesure la rapidité de réponse ou de traitement.
Dans ce processus d’élaboration des tests, on supprime les items plus facile ou trop difficile pour éviter l’effet plafond.

4) 4e qualité : La fidélité 

On peut tomber sur des comportements d’un jour qui ne reviendront pas forcément le lendemain. On cherche donc ici à ce que la fidélité temporelle soit respectée car peu de test sont des tests de développement. On veut être sur de la fidélité intra individuelle du test.
La plupart des tests sont conçu pour être un minimum fidèle.
On cherche à savoir que si on fait repasser un test à quelques semaines d’intervalles, les résultats seront à peu près identique/stable, savoir si la mesure est objective et partout la même quelque soit le temps. Cela montre comment le temps peut distordre les outils de mesures.
La constance de la mesure renvoie à une constance de la dimension psychologique étudiée. Elle se mesure de différentes manières :
* La méthode Test-Retest : faire passer 2 fois de suite le test à la même population d’étalonnage que lorsque l’on considère que le test ne subira pas d’effet d’apprentissage. Il permet de donner des corrélations.
* La méthode Test en Split-Half : divisé en 2 partie, on fait passer la première moitié du test à un temps T1 et l’autre moitié à un temps T2. On divise chaque sub-test en 2.
Il faut que les sub-test soient homogènes. On obtient un degré d’homogénéité des 2 notes en plus du degré de fidélité car cela dit si les 2 moitiés du test sont très bien corrélées.
* La méthode des 2 formes différentes : Forme A et B. On construit 2 formes différentes, on dédouble le test/les items à chaque fois. On construit l’équivalent du test (le même mais en différent). C’est la méthode la plus complète car il n’y a pas d’effet d’apprentissage et d’homogénéité.
N.B. : on doit avoir une des 3 méthodes pour tester la fidélité du test. Mais cela pose un certain nombre de problème.


5) 5e qualité : La validité 

C’est la qualité qui permet de dire que l’on mesure bien ce que l’on était censé mesurer. Le test mesure bien ce que l’on attendait. Elle est plus difficile car comment peut-on savoir que l’on mesure bien la bonne chose. Elle peut être évalué par le degré de liaison entre le test en question et d’autres tests ou d’autres activités supposés liés aux même processus psychologiques.
* La validité conceptuelle : elle est estimée sur la base de la liaison entre le test et un autre test plus ancien dont on connait les propriétés.
o Méthode d’évaluation : on fait passer à un groupe de sujet le test et un autre test d’intelligence général. On calcule la corrélation entre les 2 mesures. Si la corrélation est de l’ordre de .40-.60, on estime que le test a une bonne validité vis-à-vis d’autres mesures intellectuelles
* La validité prédictive : elle est estimée sur la base de la relation entre le test et une activité de référence pour répondre à la question. La note au test permet de prédire certaines performances future ?
o Méthode d’évaluation : on fait passer à un groupe de sujet le test et on recueille leur performance scolaire (ou réussite professionnelle). Après un certain délai, quelques années plus tard (par ex.), on calcule la corrélation entre les 2 mesures. Si la corrélation est de l’ordre de ;40-.60, on estime que le test a une bonne validité vis-à- corrélation est de l’ordre de ;40-.60, on estime que le test a une bonne validité vis-à-vis de la réussite scolaire (ou pro).